dimanche 17 février 2019

13 poubellariums, le chiffre du diable !


Allez, je vous dis tout !

En raison d’un léger contentieux avec le Grand Poubellarium Cosmique, son nom soit loué mais quand même, j’ai décidé de basculer du côté obscur de la force.

Je lui avais demandé d’exaucer mes prières, concernant Mauricette,
Résultat : au lieu de perdre 80 kilos, ce qui aurait été un minimum, elle en a pris 20 pendant les fêtes.

Donc, je mets un peu la pression au Patron en faisant mine de passer du côté sombre.

J’ai ainsi décidé de préparer, pour la saison prochaine… 13 nouveaux poubellariums !
J’aurais pu viser plutôt 666, le chiffre du diable, mais j’avais pas la place.

Ce sont donc 13 poubellariums de 80 litres que j’ai mis en eau avant Noël, puisque c’est la bonne époque. C’est comme pour planter les arbres, l’hiver est propice.

Ce qui sera l’occasion d’en parler ici.



Je les ai remplis entièrement d’eau de pluie, puisque j’y ai facilement accès. Mais l’eau de conduite aurait également convenu, hein…

À ce stade, je commence tout juste à leur donner vie.

Première étape, courant décembre, j’ai introduit dans chaque poubellarium une petite dose de crapapouët, que les pédants appellent « moulme », et qui est en réalité le cracra marron foncé qu’on trouve au fond des poubellariums et des aquariums naturels non filtrés. C’est bourré de fibres végétales, de protozoaires et de microbes divers, et c’est idéal pour ensemencer un nouvel aquarium ou un nouveau poubellarium.
C’est le geste auguste de celui qui donne la vie !
D’une planète stérile, vous faites ainsi un monde vivant.
Un peu comme un Dieu, finalement !

J’ai laissé macérer tout ça pendant quelques semaines, puis j’ai commencé à donner à manger : quelques crottes de poules que Mauricette n’utilise pas pour la soupe, deux ou trois feuilles mortes et quelques brins d’herbe sèche.
Une mini-poignée de terre du jardin, et hop, nous voici rendus à aujourd’hui, mi février, juste avant le redémarrage de la vie aquatique.

C’est le moment d’introduire les aselles. Les daphnies et ostracodes attendront un peu, quelques degrés de plus et des algues en croissance feront leur bonheur.

Ce sont donc les aselles qui auront la lourde charge de faire démarrer la vie dans mes 13 poubellariums naissants.
Je vais en mettre une dizaine par poubelle.



Elles pourront commencer par manger les quelques feuilles mortes et l’herbe déjà présentes, puis on continuera à introduire quelques déchets végétaux en quantité variable, au fil du temps. Puis les algues filamenteuses et les plantes comme la lentille trilobée les nourriront naturellement au printemps de leurs tissus morts.

Les aselles aiment l’eau froide et ne craignent rien des périodes de gel qui sont encore possibles. Elles adorent même cavaler sous la couche de glace, on dirait que ça les amuse…

Les autres bestioles seront ajoutées plus tard, dans les poubellariums qui seront devenus plus vivants, plus démarrés, plus riches.

N’oublions pas que l’objectif est de préparer un milieu idéal pour nos poissons qui sortiront au jardin en mai ou juin. Cela demande de s’y prendre à l’avance, pour que l’écosystème soit robuste, complexe et donc stable.

Je vais essayer, dans la mesure du possible, d’accompagner la saison en faisant des promotions synchronisées sur Aquazolla.
Je ne dis pas que je vais toujours y parvenir, mais on va essayer.

Pour février, je vais faire une promotion sur les aselles puisque c’est la saison idéale pour les introduire. Par contre, si je viens à en manquer, je les mettrai en rupture, il ne faudra pas m’en vouloir. Elles ne me demandent pas mon avis avant de se reproduire ! Les commandes seront servies selon leur ordre d’arrivée pour être plus équitable.
Mais je pense pouvoir fournir pas mal de monde, ne vous inquiétez pas…

Au lieu de 5,90 euros les 10, on va faire :
- 4,90 euros les 10
- 8,90 euros les 20
- 11,90 euros les 30
- 16,90 euros les 50

Pas besoin de code promo, elles seront disponibles à ce prix jusqu’au 10 mars sur le site.

Parlez-en autour de vous !



Petit conseil pour ceux d’entre vous qui recevront leurs aselles.
Aquazolla conditionne vos aselles de façon à ce qu’elles supportent un voyage d’une grosse semaine sans problème. Donc, les deux ou trois jours de La Poste ne les effraient pas du tout !
Lorsque vous les recevez, ouvrez immédiatement le sachet et versez le contenu dans un pot ou un verre. Elles ont voyagé jusque chez vous avec l’oxygène du sachet !
Vous constaterez que le sachet contient un morceau de feutrine blanche, sur lequel de nombreuses aselles se sont accrochées, car cela les rassure. Il arrive aussi que de minuscules aselles s’y trouvent, nées pendant le voyage… N’essayez surtout pas de les décrocher vous-même, leurs pattes sont fragiles !
Laissez-les se défaire d’elles-mêmes, ou placez la feutrine dans le poubellarium, le bassin ou l’aquarium. Vous la retirerez lorsque tout le monde l’aura quittée, et vous pourrez alors la jeter.
Si quelques aselles s’acharnent, vous pouvez aussi les aider en secouant ce support dans l’eau. La plupart comprendront que c’est le signal du départ…

Pensez aussi à leur faire un bisou de la part de Papy Mattier.
C’est qu’on s’attache, hein...

dimanche 30 décembre 2018

La nature au bout des nageoires !

L'hiver aquatique... se termine déjà ! La Nature est en avance sur nous...

Même si, pour Aquazolla, l'hiver du calendrier et de La Poste nous pousse à la prudence.
Par mesure de sécurité, comme je le précise sur le site, j'évite d'expédier vos commandes d'Aquazolla les semaines de jours fériés et de ponts.
Ceci pour éviter à vos bestioles ou plantes de rester bloquées à La Poste...
Sauf demande expresse de votre part, urgence particulière à laquelle je m'adapterais évidemment, les prochaines expéditions auront donc lieu les lundi 7 et mardi 8 janvier.
Cela fait une longue attente pour les plus pressés d'entre vous, je me mets volontiers à votre place, mais je pense que c'est plus prudent.

Ce sentiment que nous donnent ces fêtes d'être à l'entrée de l'hiver...

Chuuuut ! Laissons dormir les hommes dans leurs maisons chaudes, ignorant le tressaillement insistant qui se prépare à leur insu.

Car, comme chaque année, les poubellariums vont se réveiller en secret dès fin janvier.
Le cycle de la vie s'y amorcera, différent dans chacun d'entre eux, mais toujours conforme à l'ordre de l'apparition de la vie sur terre : d'abord les cyano-bactéries qui formeront une sorte de voile vert vif ou de mousse verte en surface.



Puis les premiers protozoaires les grignoteront, laissant passer la lumière pour le phytoplancton.
L'eau deviendra alors verte en profondeur, permettant l'explosion des daphnies, gammares, cyclops, etc.
Ces bestioles vivront, se reproduiront, mourront, et leurs dépouilles nourriront les ostracodes, les aselles, les Blackworms.
Leurs déjections susciteront l'apparition d'algues plus complexes, filamenteuses en général, mais aussi des plantes supérieures comme la Cerato, les Myriophylles, iris des marais, lentilles trilobées ou pas trilobées, qui attendaient depuis des mois sous la glace.
L'azolla, qui était si rouge-brun, reverdira doucement sous les premiers rayons.



Vous récolterez à ce moment les œufs et larves de moustiques, pour vos poissons et alevins restés au chaud à la maison.

Nous serons alors en avril et vous pourrez sortir vos Pistias, votre Najas, puis enfin vos poissons, qui profiteront avec le plus grand bonheur de plusieurs mois dans un milieu ultra-vivant, au rythme de la nature. Le bien-être vient de cette harmonie entre le milieu, le corps et le mental.
Chaque bestiole croquée, aquatique ou tombée du ciel, sera source de plaisir. Ces plaisirs réduiront le stress et rendront vos poissons robustes, tolérants à ce qui les tuerait en aquarium, vifs et colorés.

Pour ceux qui ont la chance d'avoir un jardin, guettez dans vos poubelles ou simples seaux d'eau cette éclosion de la vie. Pour les autres, un balcon suffit.

De mon côté, j'ai mis en eau juste avant les fêtes une dizaine de poubelles de 80 litres. J'y introduis chaque semaine un peu de bestioles, de saletés diverses et des débris de plantes aquatiques pour que tout soit prêt le moment du décollage venu.

Ce spectacle quotidien mais lent, personnellement, me permet de me connecter aux saisons réelles, qui sont en avance sur celles du calendrier.
M'en imprégner me permet de ressentir les bons moments pour les poissons.
Et ça, y'a pas de bandelettes pour le tester, pas de paramètre simpliste à suivre scolairement, juste la nature au bout des nageoires.

Bonne année 2019 à vous tous, passionnés de nature, de poissons, de bestioles, de Mauricette ou de poubellariums !

samedi 15 décembre 2018

La vie sexuelle du guppy expliquée aux enfants...


Ce week-end-là, on avait Mini-Mattier à la maison.

Mini-Mattier, c’est un truc qui fait dans les 90 cm de haut, qui pose plein de questions tout le temps et qui se nourrit de Nutella et de confiture. C’est pas aquatique, mais des fois ça devrait !

Et paf ! Il est allé voir les « naquariums à Papy » pour la 278ème fois de la journée, histoire que je retrouve encore plein de gelée de groseille sur mes bacs.

Et là, voilà-t-y pas le monstre qui rapplique en courant (les gamins, ça sait pas marcher) et qui gueule en arrivant dans le salon :
- Papy, t’as tes poissons y sontaient des momoseskuels !
6 ans, le môme, 6 ans !

Je lui demande où il a entendu ce mot-là, évidemment, sachant que sa mère l’envoie pas au cathéchisme…

- C’est Maman, elle m’a eskspliqué, les garçons qui sontaient amoureux des filles, c’est des tétéroseskuels et les garçons qui sontaient amoureux des garçons, c’est des momoseskuels !

Bon, si c’est ma fille qui lui a tout eskspliqué, moi je lutte plus, hein…

Donc, j'essaie de savoir de quels poissons il s’agit.
Il me dit que c’est ceux qui « ont des grandes robes toutes belles » et je comprends brusquement que le petit ange a dû tomber sur le bac où je mélange tous mes guppies mâles.
Qui, il est vrai, mériteraient bien un peu de bromure dans la flotte.



J’explique donc à ma descendance :
1 – qu’il a du chocolat jusqu’aux oreilles
2 – que c’est assez commun chez les guppies qui, chacun le sait, ont un grand appétit sexuel-du-zizi.

Qu’est-ce qu’il me répond-il pas, le moutard ?
- T’as rien compris, alors, Papy, ça veut dire en vrai c’est des guppyseskuels !

Dans la vie, y’a quand même des moments où on est bien content d’être plus près de la fin que du début !