samedi 19 octobre 2019

Les Bettas : élevage et commerce de mort

Plus nous sommes différents, moins nous éprouvons d'empathie pour l'autre.
C'est souvent le cas au sein même de notre propre espèce, encore aujourd'hui.
"Plus tu diffères de moi, moins je parviens à me projeter en toi..."

Par phénomène de ressemblance, nous ressentons davantage de compassion pour la souffrance d'un singe que pour celle d'un autre mammifère. Encore un peu moins pour un oiseau. Moins encore pour un reptile ou un amphibien.
Et, plus loin de nous encore, les poissons, puis les insectes peuvent souffrir et agoniser dans notre totale indifférence.

Je ne fuis pas la question lorsque je donne des daphnies à mes poissons. Mais je sais que les paillettes industrielles, elles, sont faites à base de poissons et de crustacés, mélangés à diverses farines elles aussi tirées du vivant. Ainsi va la nature, c'est vrai.

Les anti-spécistes nous posent la question : nos vies ont-elles forcément plus de valeur que les autres ?
Je n'ai personnellement aucune réponse à ce mystère éthique et ce n'est pas très confortable.
Dans le doute, disons qu'il faut tenter de minimiser toutes les souffrances.
C'était déjà l'idée de mes articles sur les poissons rouges, comme celui-ci. Ou celui-là.

J'avoue qu'il y avait un peu de cette réflexion-là à l'origine du poubellarium.
C'est parce que j'avais voulu rendre l'état sauvage à une femelle guppy que tout a commencé.

Donc, le poubellarium, sorte de "colonies de vacances" au jardin pour nos poissons en été.
La reconnaissance de la notion de "plaisir" pour les poissons, au-delà de la seule préoccupation "sanitaire", "clinique" et technique qui prévalait, sans grand succès d'ailleurs puisque les poissons meurent par millions en aquariums chaque jour dans le monde.

Puis l'aquariophilie naturelle. Là encore, la recherche d'un stress minimal pour les poissons, avec moins de technologie, souvent agressive, étrange et invasive.

Alors, je voulais partager avec vous une vidéo tournée par l'association PETA Asia dans les élevages thaïlandais de Bettas, qui sont ensuite exportés dans le monde entier.
Pas de caméra cachée, puisque personne dans ces élevages ne se pose même la question de la souffrance animale, et ne se sent donc coupable de quoi que ce soit.

Je n'ai pas de réponse, je le répète.
Cela me bouleverse pourtant et me laisse béant de questions impossibles.
À quoi bon naître, tout petit alevin anonyme dans cet enfer, mais qui tient à la vie plus que tout.
Est-ce mieux dans la nature ?

Je ne donne aucune leçon, évidemment.
Mais je pense que nous devons au minimum savoir.


mercredi 25 septembre 2019

Le plus gros fail de l'histoire du blog !

Bon, OK, c'est raté.

Je vous avais annoncé une surprise absolument incroyable pour lundi, le 23 septembre.

BFMTV en parlait en boucle, toutes les chaînes d'info en continu du monde ne titraient plus que là-dessus, le Brexit était totalement éclipsé : Mattier allait tout révéler et on n'attendait plus que la conférence de presse.

Eh ben, c'est raté !

Bon, autant vous dire piteusement ce qui était prévu.

Il y avait une dimension spirituelle indéniable, puisque, le 22 septembre, nous célébrons la sainte patronne de l'aquariophilie, la madonne du poubellarium, la figure céleste qui veille sur nos guppies, j'ai nommé :

Sainte Mauricette

Ben oui, bande de décérébrés, le 22 septembre, c'est la sainte Mauricette, et y'a encore que moi qui y ai pensé ! Vous m'avez bien déçu sur ce coup-là.
Bande d'infidèles...

J'avais donc préparé, dimanche soir, une soirée aux chandelles pour la Sainte patronne, prélude à l'annonce ici-même, lundi 23, de cet événement que vous attendiez tous et qui était en réalité :

La création de vidéos
sur l'aquariophilie naturelle !

Bon, toutes pourries, hein, les vidéos. Je suis déjà pas foutu de faire une photo nette de mes daphnies, faut pas vous attendre à du Spielberg, hein...

Mais disons que pas mal de choses deviennent un peu plus claires en vidéo qu'en photo, à commencer par tout ce qui est tutos, pas à pas, etc.

Donc, voilà tout ce qui était prévu : dîner aux chandelles, annonce mondiale fracassante lundi, et tout et tout.

Et voilà-t-y pas que le dimanche soir, au lieu de se terminer dans une orgie amoureuse sous la couette, s'est fini aux urgences.
Un couteau qui coupe beaucoup-beaucoup (mon meilleur), qui rippe sur l'ananas (y'avait ananas !) et qui termine en plein milieu de mon outil de travail : ma main !

Bien sur, je suis un homme, un vrai ! J'ai donc annoncé à Mauricette que j'allais mourir, que je voyais déjà le tunnel avec la grande lumière, et que je lui léguais la Dacia. Je lui ai dit de refaire sa vie, d'être heureuse, et tout.
Parce que ça fait super mal, quand même !

Bon, quelques heures plus tard, opéré et recousu, j'ai repris possession de la Dacia parce qu'il faut pas déconner. Si je suis pas mort, ça compte pas.

On est rentrés à la maison, il y avait encore du sang partout dans la cuisine. Du sang du gourou et du prophète du Grand Poubellarium Cosmique, une relique interstellaire... qui a fini dans la serpillière et dans l'évier.

Résultat : j'ai pas le droit de mettre la main dans l'eau parce qu'il y a des points de suture et que l'eau que je manipule est bourrée de bestioles !
J'ai négocié avec le chirurgien qu'il suffirait en réalité que la surface soit refermée pour que je puisse retravailler avec un gant. Il a dit non. Je l'ai menacé de lui offrir une nuit avec Mauricette. Là, il a dit oui. Pas pour Mauricette, pour la cicatrisation. Je le revois donc vendredi pour un verdict, mais ça devrait aller. Aucun tendon touché, juste la viandasse et les veines, d'où le sang !

Je dois donc repousser toutes les expéditions d'Aquazolla actuellement en souffrance à la semaine prochaine, soit à partir de lundi 30 septembre.

Pour me faire pardonner, parce que ce n'est vraiment pas votre faute, j'ai décidé d'ajouter dans chaque colis un bon d'achat exceptionnel de 20% de réduction à utiliser quand vous voudrez. Ça m'apprendra à faire de l'ananas.

Pour les vidéos, il était prévu de manipuler des bestioles, ce qui va forcément être moins facile avec une main toute violette déguisée en moufle. Donc, pareil, on repousse un peu.

Comme vous le voyez, tout ça est entièrement la faute de Mauricette qui place sa fête pile quand il faut pas, juste pour saboter Aquazolla, dont le succès mondial et cosmique lui fait peur.
"La femme n'a pas conscience des enjeux", comme dit mon pote René.

Donc, je vous présente toutes mes excuses pour le délai :
- dans les expéditions d'Aquazolla
- dans la mise en route des vidéos
- dans la date de mon décès, finalement repoussée.

L'an prochain, pour la Sainte Mauricette, on fera mieux. Promis !


vendredi 20 septembre 2019

Là, ça approche vraiment !

J'ai toujours pas le droit de vous dire, mais ça approche vraiment de plus en plus...

C'est pour très très bientôt.

J'oserais même dire pour la semaine prochaine.

Et personne n'a encore trouvé !

Est-ce que c'est :

- le rachat d'Amazon par Aquazolla ?

- le décès regrettable de ma belle-mère suite à un vilain panaris très très gros qui fait très mal ?

- la découverte en exclusivité mondiale d'une nouvelle espèce de bestioles ?

- la douche du quatrième trimestre 2019 de Mauricette prise en avance ?

- le passage de Mini-Mattier en CM1 après 4 redoublements ?

- ... ?

J'ai pas le droit de dire.

Et si là, ça s'appelle pas le teasing le plus acharné de l'histoire de l'aquariophilie, je sais plus comment m'y prendre, hein !

On devrait en savoir davantage lundi.

Héhé !