samedi 8 décembre 2018

Aquarium naturel... version Betta !


Et si le poisson idéal pour une vraie aquariophilie naturelle était tout simplement le Betta ?
Le Betta splendens, le Combattant, ce poisson magnifique incapable de rencontrer un pote sans lui déchirer la tronche, le Joey Star du monde aquatique, le Benalla de l’aquarium ?

Quand j’étais jeune, à cette époque où les gens étaient en noir et blanc et où les chevaux arpentaient les rues de Paris, qu’on appelait encore Lutèce, j’ai découvert ce poisson.




Je me souviens qu’à l’époque, les Bettas n’acceptaient pratiquement aucun aliment inerte ni industriel. Ils respectaient les traditions et ne mangeaient que du vivant, comme dans la nature.
Et il est vrai que, même aujourd’hui où les Bettas du commerce acceptent les paillettes industrielles, voir un Betta chasser lui-même sa nourriture suffit à comprendre que sa véritable nature, c’est ça.
Son attaque longuement réfléchie, puis foudroyante, pour gober la bestiole qui n'a rien vu venir, c'est un peu de nature authentique à la maison.

Je me souviens de ces reproductions fascinantes, ces pontes sous le nid de bulles, l’étreinte spectaculaire du mâle autour de la femelle, puis le mâle qui ramassait les œufs dans sa bouche pour aller les coincer dans le nid…
Ce spectacle incroyable de petits mâles, tous frères élevés ensemble, qui acceptaient de se tolérer alors qu’ils auraient dû s’entre-tuer.
Puis la maison envahie de bocaux en attendant de placer cette encombrante progéniture...

Depuis, les Bettas ont développé des formes nouvelles, le Crowntail, introuvable à l’époque, est désormais proposé dans le premier Jardiglande venu.



Pour un aquarium sans bulleur, naturel, ce lointain habitant des rizières est parfait. Il pipe de l’air en surface, pouvant ainsi affronter des eaux très peu oxygénées, voire boueuses.
Les plantes, loin de gêner sa nage, lui rendent service pour se reposer, lui qui nage comme Mauricette la fois où elle a eu un accident nautique (saleté de ciment pas assez sec !). Car il faut bien le reconnaître, le Betta est probablement un des moins bons nageurs parmi les poissons connus dans l’univers. Une sorte de grosse feignasse qui met des mois à faire le tour complet de son aquarium même tout petit.

Pour le Betta, pas de filtre, pas de bulleur, pas de pompe. Juste l’eau stagnante de ses rizières natales, dans lesquelles il passait son temps à inspecter lentement, patiemment, chaque centimètre carré de son territoire à la recherche de proies à sa taille : vers, larves d’insectes, invertébrés divers…

Le mien est bleu et il s’appelle Maurice.
C’est marrant : c’est presque le seul poisson auquel on ne peut s’empêcher de donner un nom. Alors qu’il est très très rare que votre Betta rapplique en remuant la queue quand vous l’appelez, hein !
Vu sa couleur, je lui ai collé la compagnie de planorbes roses. Elles existent en version bleue, mais ça aurait fait ton sur ton.

En parfait Betta, il passe ses journées à rien foutre. Il reste des heures appuyé sur un brin de Cerato qui le maintient près de la surface, histoire de ne même pas avoir à nager.
Dès son arrivée, je lui ai versé une centaine de daphnies (il y a largement ça dans un sachet d’Aquazolla), des ostracodes, des larves de moustiques et des larves d’éphémères trouvées au jardin.
La stratégie était la suivante.
La pauvre gars, qui avait grandi en quasi-laboratoire et bouffé des conserves toute sa vie a failli nous faire un AVC. Que des bestioles appétissantes qui gigotaient partout !
Il a donc commencé par se gaver des plus faciles à attraper : les daphnies.
Résultat : il en a avalé quelques dizaines, mais n’a évidemment pas pu les finir.
C’est ainsi que les ostracodes, épargnés, ont pu s’installer tranquillement dans son aquarium. Ils y sont restés depuis, puisqu’un poisson ne les dévore que s’il n’a jamais mangé mieux, et toute nourriture vivante est plutôt mieux.
Dès le lendemain, il a découvert que les larves de moustique, c’est rigolo à gober. Il a donc laissé tomber les daphnies, qui se sont donc mises à sautiller autour de lui sans se faire décimer sauvagement.
Enfin, il a essayé d’attraper quelques larves d’éphémères, et là il a découvert ses propres limites. La larve d’éphémère, c’est le Usain Bolt du monde aquatique, et c’est pas à la portée d’un gros fainéant de Betta, même bleu. Un peu humiliant, même, à la limite, de le voir rater son coup à chaque attaque.

Depuis, je m’arrange pour que son territoire soit en permanence peuplé de bestioles diverses, sur lesquelles il ne se jette plus frénétiquement comme le premier jour. Un peu comme de la compagnie qui se mange.

Parfois, je lui saupoudre des collemboles à la surface. Il vient les gober un par un (ce qui lui prend des heures, voire des jours !) et leur sautillement crée un peu d'animation. Disons qu'il fait son sport pour la semaine ! Et comme les collemboles vivent très bien sur la surface, ils restent à sa disposition pendant des jours. Et dire qu'il y a des gens qui achètent des distributeurs automatiques de nourriture industrielle !

Quant aux aselles et aux gammares, aucune inquiétude : c’est trop gros pour sa petite bouche de mini-poisson. C’est pas pour les bébés ! Elles se baladent donc en toute impunité dans le bac, apportant ainsi un peu d’animation. Parce que regarder toute la journée un poisson lymphatique qui bouge pas, ça va un moment. En plus, il porte un nom de grosse femme poilue, je supporte pas.

Maurice fait donc, finalement, office de poisson rouge idéal.
Là où les poissons rouges ne devraient jamais entrer dans nos appartements, parfaitement inadaptés à l’aquarium où ils souffrent toute leur trop courte vie, le Betta les remplace avantageusement.
Pas besoin de chauffage ni d’aucune machinerie d’aucune sorte, juste de l’eau, des bestioles croquantes, un prénom ridicule, une poignée de sable et des plantes pour bouffer les nitrates et servir de perchoir, et le tour est joué !


C’est réellement un poisson magnifique, robuste, capable de donner à n’importe quel petit aquarium tout simple l’aspect apaisant, hors du temps et tellement exotique d’une rizière de Thaïlande.
Quelques bestioles de temps en temps pour retrouver son instinct de chasseur suffisent à le rendre vraiment, sincèrement heureux, et il ne demande absolument rien de plus.
J’aurais dû épouser un Betta, je pense.

En plus, ça vit 2 ou 3 ans au plus, contre 30 ans pour un poisson rouge et bien plus (mais trop) pour une Mauricette.

Laissons les poissons rouges au bassin, et accueillons des Maurice-le-Betta de toutes couleurs dans nos maisons, eux qui savent se satisfaire d’aquariums totalement naturels et sans prise de tête.

mercredi 5 décembre 2018

J’ai des bébés schuberti !


Franchement, je pensais pas ça possible.

J’ai mes Barbus schuberti l’hiver en intérieur, l’été en bassin.
J’aime bien ces poissons pour leur couleur jaune, plutôt rare en aquarium, leur rusticité, leur vivacité, leur silhouette…
C’est leur troisième hiver en intérieur. Une femelle et quatre mâles. Je les repêche en octobre ou novembre, à 11 ou 12°C, de nuit à la lampe.



Un simple bac Ikéa en plastique d’une soixantaine de litres, du sable à enduire à 2 euros les 35 kilos, un tube néon premier prix couché sur 4 bacs, du chauffage parce que ma piaule descend à 11°C l’hiver (un jour, je serai riche !), et c’est tout ! Pas de filtre, pas du bulleur, pas de technologie, rien !

En plus, les pauvres doivent supporter la présence de 5 Barbus nigrofasciatus, pas vraiment le genre de voisins calmes, polis et discrets !



Bref, une colocation exiguë, rustique, avec que des gros cons, montée en deux heures avec un budget d’à peine 10 euros par bac…

Par contre, comme je n’ai pas cyclé les bacs, je les ai bourrés dès le départ avec des bestioles d’Aquazolla :
- des escargots
- et une grosse quantité de Najas.

La Najas, c’est vraiment magique. Moins dense que la mousse mais impénétrable pour les poissons adultes, une croissance tellement rapide que les nitrates n’ont même pas le temps de s’installer, et surtout un développement dans toutes les directions, qui lui permet d’occuper l’espace en 3 dimensions. En plus, son métabolisme rapide fait d’elle une vraie usine à infusoires.
Sans filtre, ces infusoires se développent tranquillement et ne sont pas aspirés.
Sans filtre ni bulleur, c’est la Najas qui profite de tout le CO2 des poissons et pousse à toute vitesse.

Voilà environ 10 jours, j’ai voulu monter le niveau de l’eau (ils avaient à peine 30 litres en tout!) et, comme il avait abondamment plu, je suis allé chercher 2 seaux d’eau dans le récupérateur de gouttière où j’ai prévu de noyer accidentellement ma belle-mère rapport à l’héritage de Mauricette.

L’eau de pluie est froide, et j’ai donc laissé les seaux sur le sol chauffant, histoire de ramener l’eau à 18-20°C.
En début de soirée, j’ai versé cette eau dans le bac qui était à 24°C environ. Donc, de l’eau de pluie pure et plutôt fraîche.
Aussitôt, vraiment aussitôt, tous mes schuberti se sont mis à danser dessous comme s’il s’était mis à pleuvoir dans la jungle ! Et ces petits cons, gavés de bestioles vivantes depuis plusieurs jours, se sont mis à pondre. Une scène de sexe absolument débridée s’est déroulée sous mes yeux. Bon, ça m’a pas émoustillé plus que ça, y’avait Mauricette dans la pièce. Ça calme…

Les mâles se bousculaient autour de la femelle, pour être le premier à se trémousser sur ses flancs avec une nage saccadée caractéristique.
La présence de ces gros lourdauds de Barbus nigrofasciatus ne les gênait même pas, car le schuberti, il faut le savoir, n’a strictement aucune pudeur.
Le seske, rien que le seske.

Bon, on a beau savoir que la nourriture vivante suivie d’eau de pluie a un effet fortement aphrodisiaque sur les poissons, c’était très impressionnant d’intensité et d’immédiateté.

Et, aujourd’hui, qu’est-ce que je vois-je-t-il dans le bac ?

Tadaaaa !




Grâce à la Najas, la ponte déclenchée par les bestioles et l’eau de pluie n’a pas été entièrement dévorée ! Les œufs ont pu éclore et les alevins ont profité d’une profusion d’infusoires, sans que j’aie à rien faire. Vu leur taille, ils se sont visiblement gavés, à l’abri des adultes, cachés dans la Najas qui occupe 80 % du volume. Le bac, naturel, est riche de vie microscopique.
N’oublions pas que ce bac, non cyclé, a bénéficié dès son installation de quelques grains de riz paddy pour l’ensemencer. Je ne regrette pas !

Visiblement, les alevins sont nombreux (plusieurs dizaines), pas stressés, et surtout bien nourris vu leur taille et leur âge. Ils sont bien plus gros que des alevins de guppies alors que ce sont des ovipares et qu’ils ne peuvent avoir été pondus il y a plus d’une grosse dizaine de jours !

Et vous savez quoi ?

Leur découverte a provoqué chez moi la même émotion profonde, la même intense jouissance fascinée qu’il y a 35 ans, alors que, gamin boutonneux, mes premiers guppies avaient pondu… Des bébés, des vrais bébés, le miracle de la vie chez moi, dans mon petit bac, ce petit monde créé de mes mains !
J’ai dans ma piaule un véritable petit marigot tropical...

C’est pour ce genre d’émotion, jamais blasée malgré le poids des années, qu’on est aquariophiles.

Et là, franchement, avec les méthodes que j’emploie, que je promeus via Aquazolla.com, c’est vraiment la nature à l’œuvre. La vie. Et rien d’autre.

Moi, je trouve ça beau. Pas vous ?

mardi 4 décembre 2018

L’ennemi de l’aquarium… c’est le poisson !


L’art aquariophile consiste à aider l’aquarium à supporter les poissons !
Parce que, c’est assez clair pour moi après toutes ces années d’observations diverses, l’aquarium va bien jusqu’au jour où on y introduit des poissons…



C’est évidemment très surprenant de présenter les choses ainsi, mais c’est bien ce que 35 années d’expérience, les mains dans l’eau toute la journée, m’ont fait comprendre.

Pourtant, me direz-vous jeunes padawans, dans la nature, il y a des poissons. Et les milieux aquatiques se portent bien quand même !
Alors, comment c’est-il que ça se fait, tout ça, me demanderez-vous, avec cette naïveté insouciante de la jeunesse folle qui court nue dans les champs de blé, les cheveux dans le vent.

Oui, c’est vrai, il y a des poissons dans les points d’eau et les cours d’eau. Mais combien ?
Les milieux naturels sont équilibrés avec moins d’un poisson pour plusieurs mètres cubes. Pour chaque poisson, on a donc plusieurs milliers de litres d’eau. Toute personne qui a passé des heures au bord de l’eau avec sa cane à pêche ou son épuisette et est revenu à la maison en étant obligé de passer par la poissonnerie pour sauver son honneur a pu le constater : les milieux aquatiques naturels, ça grouille pas vraiment de poissons !

Il est très facile de créer un petit monde aquatique équilibré.
On prend un aquarium ou un bac en plastique de plus de 10 ou 20 litres si possible, et on le remplit d’eau.
Si cette eau vient du robinet, on attend une journée si on peut, puis on y ajoute des aselles, des daphnies, des ostracodes et des Blackworms (commandés bien sûr chez Aquazolla !). Si on peut mettre quelques poignées de sable au fond, c’est encore mieux. On y jettera quelques escargots (physes, mélanoïdes ou planorbes).

Ensuite, on place dans cet aquarium quelques brins de Najas (par exemple), plante qui a la faculté de pousser facilement et d’occuper au mieux tout l’espace disponible (et donc toute la lumière). On y ajoute de la lentille trilobée, qui offre un refuge dense en surface et produit des « infusoires », éléments clés de la chaîne écologique qui va s’installer. Les infusoires mangent les bactéries, et sont à leur tour mangés par les daphnies et les ostracodes !

On place l’ensemble près d’une fenêtre ou dans une pièce claire, et on attend.

On attend des années si on veut, parce qu’un tel écosystème peut durer des années sans jamais mourir. Chaque mois, voire chaque semaine, il s’y passera quelque chose ; les ostracodes bruns domineront, puis les jaunes, puis les daphnies exploseront, sans qu’on sache trop pourquoi…
Les plantes se nourriront des déchets des animaux : le dioxyde de carbone et les composés azotés.
Et inversement, les animaux se nourriront des déchets des plantes : oxygène et tissus végétaux morts.
Entre les deux, et dans les deux sens, les bactéries feront le lien, en dégradant tous les déchets pour les rendre utilisables.
Ces bactéries viennent essentiellement de vos bestioles qui les ont apportées avec leurs crottes, mais aussi des plantes qui en sont également couvertes. D'autres arriveront par la poussière, ou même seront déjà présentes dans l'eau du robinet...

De la vie, rien que de la vie et surtout rien d’industriel : ni filtre, ni chauffage, ni nourriture en paillettes, ni tubes néon high-tech, ni souche « magique » de bactéries clonées achetées inutilement chez le marchand !


Tant qu’il y a de la lumière, seule source d’énergie de ce petit écosystème, il peut durer indéfiniment.
Si vous y introduisez de temps en temps une rondelle de carotte cuite, pour observer le ballet des bestioles qui grouilleront autour, attendez-vous juste à retirer un peu de plantes de temps en temps. Vous aurez ajouté de la matière, il faudra donc la retirer plus tard sous une autre forme !

Mais si, un jour, vous y introduisez un poisson, tout change aussitôt.

Un poisson est un micro-prédateur. Dans la nature, il dispose d’un espace de plusieurs milliers de litres pour se nourrir. Il ne parvient donc pas à décimer toutes les proies et elles sont donc juste « régulées » par sa présence. Ses déchets sont facilement absorbés par les plantes ou les algues. Tout va donc bien.

Mais, dans le cas d’un aquarium, le poisson arrive dans un espace de quelques litres, voire centaines de litres, ce qui est ridicule.
Et, souvent, on y met même plusieurs poissons, puisqu’ils n’aiment généralement pas être seuls !
En quelques jours, le poisson aura probablement dévoré tout ce qui vit et qui est plus gros qu’une bactérie. Il aura littéralement stérilisé l’écosystème.
Vous vous retrouverez avec une chaîne interrompue. Plus de bestioles pour faire le lien entre les bactéries et le poisson. Seuls les escargots auront survécu, et ils pulluleront donc. Et, comme le poisson ne peut pas se nourrir directement des bactéries, vous devrez ajouter de la nourriture, trop souvent industrielle.

La filtration, nous l’avons souvent dit, n’y change rien et ne sert absolument à rien. Elle permet juste à l’azote des déchets de se transformer en nitrates, c’est-à-dire exactement la même chose que ce qui se produit... sans filtre ! Car les bactéries, de toutes façon, sont partout dans le milieu, dans le filtre ou hors du filtre !

Alors, si on tient à avoir un ou des poissons, comment faire ?

Essayons de répondre.

D’abord, bien comprendre ce qui précède, c’est-à-dire qu’on va devoir intervenir pour équilibrer un milieu déséquilibré par le poisson.

La première chose est de ne donner aucune nourriture industrielle. Aucune bestiole n’étant là pour consommer les déchets morts, l’azote qu’ils contiennent finira en nitrates, et c’est très très moyen…
Donner de la nourriture vivante permettra que ce qui n’est pas mangé reste en vie. Donc, pas de déchets pourrissant au fond. Les bestioles non consommées immédiatement pourront en plus remplir leur fonction en attendant. Un poisson qui baigne au milieu des bestioles ne peut pas tout manger, et l’aquarium n’est ainsi plus stérile pendant un certain temps.

Seconde mesure : prévoir des points impénétrables dans l’aquarium, pour servir de refuge aux bestioles les plus malines, et éviter ainsi que le poisson ne les découvre toutes immédiatement.



Troisième mesure : augmenter le nombre de plantes et augmenter leur croissance en augmentant la source lumineuse, en durée comme en intensité. Car seules les plantes savent éliminer les nitrates que cet écosystème « boosté » va désormais produire en excès. Régulièrement, on retirera quelques poignées de ces plantes, qui ont stocké l’azote en excès de l’écosystème. La Najas, les Pistias avec leurs immenses racines, la lentille trilobée et l’Azolla en surface sont selon moi les meilleures dans ce rôle. Elles épurent, oxygènent, remplissent l’espace… Et la lumière que n’exploitera pas l’une d’elles sera captée par une autre. Robustes, elles pousseront au lieu de mourir ou vivoter comme tant de plantes d'aquarium...



En attendant que l’équilibre se fasse à nouveau, vous aurez sans doute des algues filamenteuses qui viendront vous envahir. Mais elles ne feront finalement que remplir une fonction que le système n’est pas encore capable d’assurer. Elles sont donc inévitables, car utiles tant qu’elles sont là !

L’art de l’aquariophile, c’est donc, on le voit, un travail d’équilibriste.
Faire supporter à un aquarium la présence de poissons, en y boostant la vie (et non la technologie !) pour compenser le déséquilibre dû aux poissons.

Reconnaître et comprendre que les poissons sont un problème dans un aquarium est donc, paradoxalement, la première étape de l’apprentissage de l'aquariophilie !