vendredi 1 mai 2020

Les plans de mon agglotarium (poubellarium-bassin en agglos).

Les filles, ça rigole plus, mais plus du tout !

Nous sommes le 1er mai, tous mes poissons sont déjà dehors, dans divers poubellariums et dans mon bassin.

Il est donc temps d'avancer sur le projet mauricetto-portugais de pointe mais qui a déjà pris du retard.
J'ai nommé : l'agglotarium.
C'était le nom donné au XVIIIème siècle dans l'ouest de la France (issu du latin "gropotarium") aux bassins temporaires installés l'été dans les jardins et construits de façon éphémère avec des agglos de 15 de chez Casto et du plastique bulle pour donner des vacances ensoleillées aux poissons d'aquarium.

J'ai donc décidé de remettre ce nom au goût du jour.

Pendant que l'équipe du chantier, interrompue l'autre jour par trois gouttes mouillées, finit son vingt-troisième apéro, j'ai travaillé sur les plans du chantier.
Faudra 44 parpaings.
Je sais, j'ai compté grâce aux plans hyper-précis de moi-même que j'ai faits.



C'est important d'avoir un plan bien fait vue la complexité du projet...

J'attends jusqu'à demain et, si c'est pas fait, je m'y mets moi-même.
J'enjamberai leurs dépouilles alcoolisées, et je me sacrifierai.
Pour la cause.

Le Grand Poubellarium Cosmique (et son fils incarné parmi nous le Petit Agglotarium) nous appellent. Soyons dignes de leur divine confiance.

Si j'attends trop, en plus, ces planqués-confinés d'Aquazolla auront plus de bestioles ni de plantes à mettre dedans... La rupture guette !
Si je savais qui c'est...
Zorro, je sais : c'est Don Diego de La Vega, mais on le reconnaît pas parce qu'il a un masque.
Mais Aquazolla...


mercredi 29 avril 2020

Bassin temporaire : début du travail, puis apéro !

Bon, je vais pas vous mentir, j'ai pas une grosse grosse capacité de travail.

Certains me diront : "Oui, mais c'est quand même Mauricette qui a tout fait !"

Je voudrais bien vous y voir : comme si tenir le fouet, c'était rien...

J'ai mis Joao-Ernest (le nouvel amant de ma femme, voir ici) et Mauricette au travail. Ils ont donc posé les premiers parpaings selon les plans que j'ai dessinés, car c'est moi le cerveau du groupe.

Mais il s'est mis à pleuvoir et la totalité de mes effectifs a décidé d'arrêter pour ne pas se mouiller.
Les mecs, ils montent un bassin et ils ont peur de trois gouttes d'eau !

Le chantier s'est donc arrêté au bout de 6 minutes 30 pour se transformer en apéro.
Hauteur de deux parpaings, soit 40 cm. Ce sera la profondeur du bassin, je pense, même si je monterai peut-être d'une rangée de plus pour tenir le plastique en place.



On reste sur l'idée débile d'utiliser du plastique bulle à la place de la bâche. 2 épaisseurs et peut-être un bout de carton en-dessous pour lui éviter de rencontrer une pointe, une épine ou un caillou pointu.

De toute façon, tout cela est seulement destiné à tenir jusqu'à l'automne : après, on démonte tout !

Je confirme qu'on part donc sur un machin de 2 parpaings de haut (40 cm de profondeur d'eau), juste posés comme des Légos. 2 bassins jumeaux de 1 m sur 2 chacun. À la louche, ça nous fera un aquarium d'extérieur de 700 litres de chaque côté, avec plein de plantes comme cachettes et des bestioles d'Aquazolla en quantité, le but étant d'avoir des ovipares qui se reproduisent avec succès.

Je sais pas encore lesquels.
Mais même si je savais, je vous dirais pas.

J'ai quand même droit à ma vie privée...

vendredi 24 avril 2020

Un bassin saisonnier au jardin


En général, le poubellarium est une poubelle ou un récupérateur d’eau de pluie reconverti pour la belle saison en aquarium de jardin.

De la traditionnelle poubelle noire de 80 litres au récupérateur d’eau de 200, 300 ou 500 litres, on a à peu près toujours les mêmes proportions.
C’est-à-dire que le volume d’eau est plus haut que large.

C’est déjà fantastique pour nos poissons, qui profitent ainsi de l’été et de la nature plusieurs mois par an.



Mais, dans la nature, les points d’eau sont au contraire plus larges que hauts.
Et cela a son importance, puisque la principale interface du milieu aquatique, c’est sa surface air-eau.
Les échanges gazeux, la lumière si essentielle, les bestioles à grignoter, les variations de température, etc. Tout passe par cette sacro-sainte surface.

C’est entre autres une condition pour la reproduction des espèces ovipares.
Les œufs et les alevins ont besoin de zones peu profondes pour y être cachés à la voracité des adultes, mais aussi pour y voir grouiller les micro-bestioles dont ils se nourrissent.
Ce sont en général des herbiers, très peu profonds, assez chauds, bourrés de cachettes et impossibles d’accès aux gros poissons.

Il est donc rare d’avoir des reproductions d’ovipares en poubellariums classiques, même d’espèces faciles comme les Tanichthys ou les Brachydanio rerio

C’est la raison pour laquelle j’avais fini par creuser un bassin, en faisant croire à Mauricette que c’était un pédiluve destiné à son bonheur.

Le bassin est toujours là, il fonctionne très bien.



Mais il est assez fatigant à entretenir : retirer les algues filamenteuses en excès au printemps, limiter la croissance des iris et massettes, enlever un peu de vase de temps en temps, etc.
Et surtout, en retirer les poissons à l’automne est un véritable safari sans aucune garantie de tous les récupérer.

J’ai donc eu l’idée de soumettre la question à la réflexion d’un des plus grands esprits de ce temps.
J’ai nommé : moi.

...

Au bout de plusieurs semaines sans résultat, j’ai décidé de soumettre la question au deuxième plus grand esprit de notre époque : Jean-Marcel, le nouvel amant de Mauricette.
On l’appelle Jean-Marcel, mais son vrai nom c’est Antonio.
Mais Jean-Marcel, c’est plus court.

Là, au bout de seulement 2 minutes (bon, j’avais fait le plus dur, aussi !), il a l’illumination…

- « T’as qu’à lou faire Orcholle !

Oui, Antonio, c’est portugais.

Je suis pas super au fait des techniques de maçonnerie lusitanienne, et donc je profite de la présence pseudo-féminine de Mauricette pour traduire.

- « Il a dit hors-sol, gros con ! »

Nous avons des rapports très virils, Mauricette et moi, parfois même emprunts d'une certaine rudesse…

Jean-Ernesto m’a donc expliqué que nul n’était besoin de monter des murs en parpaings avec ciment et tout et tout pour construire un bassin de jardin hors-sol en dur.

Avec la faible et ridicule pression de l’eau quand le rapport surface/profondeur est favorable, il suffit d’empiler des parpaings à sec, comme de simples Légos, puis de garnir l’intérieur d’une bâche.
Et, au vu de l’aspect très temporaire de l’édifice, inutile d’acheter une vraie bâche à bassin.
Selon l’artiste, deux couches de plastique à bulles devraient suffire largement pour une saison.



- « Et après, à l’automne, tou retires tout. Tu récoupères les poissons, les plantes et tout, et tou ranges proprement les parpaings dans lou garage pour l’année prouchaine. »

- « Oui, mais où Cha ? » (c’est très communicatif, l’accent…).

- « Ichi ! »

Il m’indique l’allée du garage.
Deux voies cimentées pour les roues, séparées d’environ 1 mètre de gazon tout pourri. Le fameux gazon Mattier.
Il m’explique que les parpaings pourront ainsi reposer sur un sol bien plat et de niveau, et que les films en plastique reposeront, eux, sur un lit de terre et d’herbe plus souple.



En période de confinement, il se trouve que se procurer du film bulle est plus facile que de trouver une vraie bâche. Et c’est surtout beaucoup moins cher.
En plus, un parpaing, c’est autour de 1 euro.

Ce sera donc mon projet de l’été.
Je commence dès que possible.

J’espère que ce sera une étape de plus dans l’idée de départ du poubellarium : rendre à mes poissons tous les plaisirs de la vie sauvage en été.

Je commence les plans et je vous dis.

A priori, je pense monter au moins deux bassins de 600 litres dans lesquels je pourrai installer toutes les bestioles et plantes d’Aquazolla, peut-être un fond de sable et un truc pour s’asseoir à côté.