mercredi 28 mars 2012

Premiers Tanis en poubellarium

A la demande générale, voici des nouvelles de mes pionniers de la saison 2012 : j'ai nommé mes 10 Tanichthys voile introduits dimanche après-midi.

A force de patience, je parviens à les observer. Ils sont bien là, et jouent en bande, les mâles paradent entre les racines.

Voici la photo de leur petit paradis :


Il s'agit d'une poubelle plastique standard de 80 litres ayant passé l'hiver dehors sans bouger. Les iris et les massettes que l'on voit reprennent très vigoureusement et ont déjà une belle taille. La souche est flottante dans l'eau dont elle occupe une bonne partie du volume.

Les Tani évoluent parmi les racines et probablement en-dessous. L'exposition est au sud et les branches du noyer qui le surplombent n'ont pas encore de feuilles.
L'air est au petit matin à 5 ou 7°C, mais monte à 23°C l'après-midi pendant ces beaux jours. L'eau ne doit pas descendre sous les 12°C selon moi, mais ce serait à vérifier !

Attention, pour ceux qui voudraient reproduire cette expérience : je la déconseille aux débutants. J'ai l'habitude de cette méthode et l'expérience de ces poissons, que j'ai déjà maintenus dehors en plein hiver. La véritable saison ne commencera qu'en mai-juin et je qualifierais plutôt ce test d'extrême !

Par contre, je vous tiendrai au courant de l'évolution de ce poubellarium expérimental et de ses 10 petits pilotes d'essai !

mardi 27 mars 2012

Prems ! 10 Tanichthys à la baille !

Ayé les filles !

J'ai malhonnêtement profité des actuelles chaleurs tout à fait anormales pour démarrer ma saison de poubellariums avec 6 semaines d'avance.

En effet, constatant que les températures dans mes poubelles atteignaient 21°C en fin d'après midi, j'ai opté pour l'envoi d'une patrouille d'éclaireurs, sous la forme d'une escouade de 10 Tanichthys linni, prélevés sur le régiment de 20 individus dont je disposais en caserne.

C'est donc avant-hier que cette joyeuse bande de jeunes cyprinidés a rejoint une poubelle de 80 litres dans laquelle a infusé tout l'hiver une souche désormais conséquente d'iris des marais et de massettes entremêlées. Cette masse de racines et de tiges occupe plus de la moitié de la surface et plonge sur près de 30 cm de profondeur.
Mes jolis petits Tani évoluent donc au milieu d'une forêt de racines pourries et de radicelles toutes nouvelles, bourrées d'aselles et de physes. L'eau est transparente, avec quelques daphnies. J'ignore comment est le fond, qui doit probablement être jonché des restes des feuilles que le noyer lui a balancées tout l'automne.

La température tombe sans doute à 12 ou 13°C le matin actuellement, mais ils ont eu le temps de s'acclimater, puisqu'ils ont été introduits à 20°C.
D'ailleurs, je les ai revus ce soir, jouant en bande entre les racines.

J'ai évidemment choisi les Tani pour leur rusticité. Les jours à venir verront peut-être d'autres initiatives...

En attendant, et même s'il s'agit d'une simple opération de reconnaissance, la saison 2012 est formellement lancée !

dimanche 25 mars 2012

Zooplanctons-nous !

Hier matin, les températures se radoucissant nettement actuellement dans mon sous-sol et donc dans ma fish-room, mes femelles xiphos ont recommencé à pondre.

Je précise qu'elles sont séparées des mâles depuis l'automne et qu'elles ne pondaient plus, les températures étant trop basses. Elles ont donc été fécondées il y a des mois et ont attendu que les températures regrimpent au-dessus de 20°C pour reprendre leur cycle de reproduction.
Une preuve de plus que les femelles des poissons ovovivipares comme les xiphos ou les guppies conservent vraiment longtemps la semence des mâles et restent donc longtemps fécondes après séparation.

Plongées dans un récupérateur d'eau de 300 litres dans mon sous-sol et isolées dans des bouteilles de 8 litres ajourées et équipées de filets pour permettre aux alevins de s'en échapper, elles n'ont ainsi pas pu dévorer toute leur progéniture, et il est maintenant temps pour moi de nourrir les bébés !

Direction, donc, mes élevages extérieurs de plancton pour leur donner ce qu'il y a de plus frais et de plus sain : du zoo-plancton presque sauvage, mais pas récupéré dans une mare infestée de parasites et de maladies diverses ! Que du bon manger du jardin !

Voilà d'ailleurs une excellente occasion de mesurer la température des bacs extérieurs : 21°C par cette belle après-midi de fin mars incroyablement ensoleillée !

C'est donc dans un poubellarium sans poissons que j'ai pêché le biberon des gamins, sous la forme d'une fricassée de daphnies et de cyclops.


On distingue bien sur la photo les grosses daphnies, encore rares, nageant au milieu de myriades de cyclops, larves et adultes.
Ce sont des proies de taille convenable pour des xiphos nouveaux-nés, mais qui auraient été bien trop grosses pour des alevins de poissons ovipares, comme des danios et autres Barbus...

Cette alimentation est probablement la meilleure, meilleure même que les nauplies d'artémias, qui perdent leur valeur nutritive en quelques heures après l'éclosion, vivant en effet sur leurs seules réserves sans alimentation adaptée.
Là, ces petits invertébrés passent directement du poubellarium à l'estomac de mes alevins. Il y a moins de 5 minutes, ils étaient encore en train de se gaver de phytoplancton et animalcules divers et infiniment variés, boostés par le soleil. Vitamines garanties et aucune carence possible.

Bref, un bon départ dans la vie pour la bleusaille !

mercredi 14 mars 2012

Poubellarium et poissons rouges...

Comme je l'ai dit récemment, mes poubellariums accueilleront bientôt le poisson rouge de mon fils, rapatrié de chez son grand-père.
C'est un poisson rouge de couleur vermillon, âgé de bientôt 4 ans, et que ce fils d'idiot a cru malin d'appeler "Thierry Henri", allez savoir pourquoi...

Ce poisson a eu la chance, voilà deux ans, de quitter son minuscule aquarium pour un poubellarium de 200 litres semi-enterré, dans lequel il a passé deux hivers très très rigoureux ! Il y vit en compagnie, si ma mémoire est bonne, de quelques petites perches et d'un gardon.
Chaque printemps, il est plus beau à son réveil et sa couleur est de plus en plus vive.

Mais le poisson rouge aime avoir des potes, c'est un poisson plutôt grégaire, et nous avons donc prévu, dès son rapatriement dans notre jardin, de lui adjoindre deux petits copains, dont voici les Photomatons :
Je crois que le premier est un Shubunkin, mais je ne suis pas un spécialiste et je reste preneur d'une confirmation.

Pas de racisme chez les poissons rouges, et ce petit groupe bariolé devrait donc s'entendre merveilleusement bien.
Ils auront droit à un poubellarium de 300 ou 500 litres, un nénuphar, des lentilles d'eau à foison pour grignoter toute la journée, et plein de daphnies tout l'été.

Les températures actuelles sont devenues assez clémentes pour les sortir, mais j'attends un peu par prudence, ces poissons n'ayant encore jamais vu la nature de près !

mardi 13 mars 2012

Chauffe, Marcel !

Ayé !
Les températures des poubellariums commencent à monter...
Relevées hier et aujourd'hui dans une cuve de 300 litres non enterrée, elles étaient de 10°C ce matin et 18°C cet après-midi en surface.

Il fait probablement un peu plus frais au fond, mais ça commence à être déjà une bonne température pour poissons rouges !

Mais attention : autant les poissons s'adaptent très bien au froid à l'automne, autant il n'en est pas de même au printemps... Il faut vraiment attendre que les températures se stabilisent, y compris celles du petit matin.

lundi 12 mars 2012

Poubellarium 2012 : suite

Je continue, dans le plus grand secret, à préparer cette saison 2012 qui promet d'être un grand cru en termes de poubellariums.

A la liste précédente, je suis sur le point d'ajouter d'autres candidats à la poubellisation cet été.

Il s'agit de :

- Brachydanio Kyathit
Petit poisson que je ne connais pas encore, mais réputé très proche du bien connu Brachydanio rerio. Pas plus frileux et tout aussi actif en groupe. Je pense en sortir une petite dizaine, ces poissons n'étant jamais aussi bien qu'en bande, la solitude les stressant beaucoup.

- Brachydanio albolineatus
Très proche du précédent, j'en placerai également une petite dizaine dans un poubellarium qui leur sera réservé. On verra bien s'ils pondent et si quelques alevins réussissent à survivre...

- Puntius nigrofasciatus
Un superbe poisson injustement délaissé car passé de mode. Il fait partie des cyprinidés que le poubellarium permet à mon avis de redécouvrir : pas frileux pour deux sous, sociable en bande, vrai omnivore se nourrissant de tout et n'importe quoi dans la moulme du fond, pondant sans aucun problème. Les Puntius padamya et conchonnius ayant été des réussites l'an dernier, j'en attends au moins autant du nigrofasciatus ! Une bande de 6 ou 8 sera envoyée au front.

- Microrasbora galaxy
Ce petit bijou tellement à la mode depuis l'apparition des aquariums nano, pas si frileux qu'on le pense. Originaire de Birmanie, sa répartition se fait en altitude, à des températures tout à fait compatibles avec les poubellariums à mon avis. Le test sera très intéressant. Là encore, je compte sur une dizaine d'individus

- Puntius tetrazona
Le fameux Barbus de Sumatra, ou Tiger Barb pour les cow-boys ! Insupportable avec d'autres espèces, il est magnifique et adorable en bande de plusieurs congénères. Ils seront une dizaine et sortiront un peu plus tard que les copains, car un peu plus frileux selon mon expérience.

- Aplocheilus lineatus
C'est un killi de belle taille, dont le seul défaut est d'être sauteur. Il adore pondre dans les racines des plantes flottantes et il aura donc droit à de belles Pistias stratiotes qui devraient le combler. Ce sera mon premier killi en poubellarium, dans sa version Gold !

Chuis pressé, dis donc, chuis pressé !

Vivement le mois de mai !

mardi 6 mars 2012

Le bal des Pholcus !

Un commentaire vient de me faire réaliser que le Pholcus, cette petite araignée qui nettoie ma fish-room des moustiques, est couramment confondu avec le faucheux de nos prairies.

Ce sont bien deux espèces très différentes.

Le Pholcus, qui adore nos maisons, tisse des toiles, reste très discret et rend de grands services pour limiter les populations de moustiques et de mouches de nos logements.

Personnellement, je recommande sa présence dans toute fish-room qui se respecte.
En effet, nous nourrissons nos poissons avec des nourritures vivantes, dont certaines sont les larves aquatiques de petits insectes : larves de moustiques, vers de vase, etc. Si certaines de ces proies échappent à nos poissons, elles deviennent adultes et infestent la pièce. Pour les vers de vase, ce n'est pas très grave, puisque le moustique adulte est non-piqueur. Mais, pour les vraies larves de moustique (genre Pulex), les conséquences peuvent être boutonneuses, douloureuses et gratteuses !

Ce sont les Pholcus qui seront les meilleurs prédateurs dans ce cas. Rien n'interdit, en plus, de placer une toute petite lampe LED derrière la zone des toiles, pour y attirer les moustiques la nuit ! Le piège n'en sera alors que plus efficace.

Pour tout savoir sur le Pholcus si courant et pourtant si méconnu, je vous recommande chaleureusement deux très anciens numérso de La Hulotte, qui décrivaient avec minutie et exactitude tous les aspect de la vie de cette petite araignée :
N'hésitez pas à vous les procurer sur le site du journal, c'est une véritable mine d'informations sur ce petit animal très utile en aquariophilie naturelle et dont l'observation est passionnante pour les enfants.

lundi 5 mars 2012

Aquariophilie naturelle et police scientifique !

L'autre jour, en pénétrant dans ma fish-room au sous-sol, j'étais loin de me douter que j'entrais sur une scène de crime...

En effet, alors que j'admirais mon bac à Tanichthys, mon regard fut attiré par une forme sombre. Je m'approchai et fus saisi d'effroi : il s'agissait bel et bien d'un cadavre ! Et pas celui de Mauricette, non ! C'était le corps embaumé et momifié que voici :


N'écoutant que mon courage, j'ai immédiatement procédé à l'autopsie et à l'identification du corps. J'étais en présence d'un specimen adulte de syrphe du genre Eristalis. Les syrphes, ce sont ces insectes que les Mauricettes prennent souvent pour des guêpes à cause de leurs rayures, mais qui sont en réalité des petites mouches se nourrissant du nectar des fleurs et pratiquent le vol stationnaire avec brio... Ceux du genre Eristalis, qui regroupe plusieurs espèces, sont parmi les plus gros.


Mais comment cette beauté de la nature a-t-elle pu atterrir dans mon sous-sol non chauffé en plein mois de février, alors qu'il gèle dehors à -10°C le matin ? Et qui a bien pu l'assassiner ?

La solution de l'énigme est en fait la suivante...

Les syrphes du genre Eristalis pondent leurs œufs en été dans l'eau-qui-pue. Par exemple, si vous êtes adepte du fameux « purin d'ortie » ou de la macération de plantes dans de l'eau, vous connaissez ce phénomène dit « de l'eau-qui-pue » ! La femelle Eristalis adore y pondre, et on a alors la surprise de découvrir au bout de quelques semaines ces fameux « vers-à-queue-de-rat » bien connus des éleveurs de porc et autres métiers qui sentent pas bon. En réalité, la « queue » des larves de l'Eristalis est un fin siphon qui leur permet de respirer à la surface de l'eau.


J'ai donc dû, l'automne dernier, apporter une de ces larves dans mes bacs avec de l'eau de mes élevages de bestioles. Je me souviens maintenant en avoir vu une dans le bac de mes Barbus conchonius !
C'est donc certainement cette larve qui, en se métamorphosant, a pris ma fish-room pour un champ fleuri au printemps !

Mais qui a donc bien pu commettre ce crime atroce sur ce si joli insecte ?

Bon sang, mais c'est bien sûr ! C'est le fameux Pholcus dont nous avions déjà parlé, qui veille jalousement sur mon territoire et détruit sans aucune pitié les moustiques divers qui ont réussi à échapper à mes poissons.

Voici donc la photo du coupable.


Ce qui explique l'emmaillotage de la victime, façon momie égyptienne.

C'est donc un atout supplémentaire de l'aquariophilie naturelle : on fait des économies de séries policières américaines !
C'était « Les Experts chez Mauricette », Saison 2012.

dimanche 4 mars 2012

Macropode ocellatus : à vot' bon coeur !

Dans le cadre de mon plan secret de préparation de la saison 2012, je recherche des Macropodus ocellatus.


Pour l'instant, mes recherches sont vaines. Le commerce ne semble connaître que le macropode opercularis, plus frileux malheureusement que l'ocellatus.

Ce dernier est donc assez difficile à trouver en animalerie, et si quelqu'un avait la possibilité de m'en céder quelques uns, je serais très heureux de pouvoir ainsi renforcer mes troupes pour 2012.

Soyez rassuré : Mauricette n'en saura rien, cette opération étant couverte par le Secret Défense.

Merci !

samedi 3 mars 2012

Saison poubellarium 2012 : les préparatifs

En attendant que Mauricette cède enfin sous la pression de vos votes massifs en ma faveur, je planifie discrètement la saison Poubellarium 2012 dans mon sous-sol, clandestinement, à la façon de ces résistants qui s'opposent à la tyrannie brutale et arbitraire.

Bref, pour tout dire, je prépare mes plans d'attaque pour être prêt le jour venu.

Par exemple, je suis allé de nuit près de mes 19 poubellariums enterrés, dans la plus grande discrétion. J'ai rampé à travers la pelouse, passant de buisson en buisson, et j'ai pu attendre l'objectif sans me faire repérer.

Une fois sur zone, j'ai rempli d'eau les poubellariums, pour que leur contenu puisse s'équilibrer en attendant le printemps. Au bout de 18 poubelles remplies, l'ennemi s'est manifesté :

- A table ! Et où il est encore passé, ce gros minable ? Encore à jouer avec ses bébêtes au jardin, à tous les coups !

J'ai dû immédiatement, face au risque d'être repéré, battre en retraite, sans remplir la 19ème poubelle. Mais l'essentiel de la mission était accompli : sous les couvercles remis soigneusement en place, 18 poubelles sont mises en eau, dans lesquelles la nature est désormais à l'oeuvre.

Dans la perspective de la grande offensive, j'ai aussitôt fait l'inventaire et la revue des troupes disponibles.
Ce qui donne, avant l'arrivée des renforts prévus, la liste suivante :
- Tanichthys albonubes linni
- Tanichthys albonubes gold
- Brachydanio rerio
- Brachydanio choprae (anciens combattants, baptême du feu en 2011)
- Puntius conchonnius rose
- Puntius schuberti
- Puntius padamya
- Puntius titteya
- Poecilia endlers (enfants et petits-enfants de résistants de la dernière guerre)
- Xiphophorus helleri Tuxedo (vétérans décorés de la campagne 2011)
- Xiphophorus variatus

J'ai également rappelé certains réservistes, comme le poisson rouge de mon fils (il s'appelle Thierry Henri... le poisson, pas mon fils), unité d'élite qui recevra le support d'un peu de bleusaille, sous la forme d'un jeune PR jaune et d'un Shubunkin.

La météo est favorable et les poubellariums déjà en eau depuis l'an dernier reprennent vie à grande vitesse. Les daphnies se multiplient, précédées de myriades de cyclops, et accompagnées d'aselles très nombreuses cette année. Les plantes ont redémarré, le nénuphar prépare ses feuilles sous l'eau...
Mauricette fera pas sa maline quand je vais jeter toutes mes forces dans la bataille, façon Jour J !

J'ai pas encore passé la commande des 30 poubellariums de 300 litres, à cause de l'embargo qu'elle a décrété temporairement, mais je me tiens prêt.

Bon, je vous laisse, je vais inspecter les armes biologiques : le phytoplancton !

Engagez-vous !!!