vendredi 28 octobre 2011

Il est gros comment, ton filtre ?

A lire certaines discussions techniques sur les forums aquariophiles classiques, on en vient parfois à se croire dans une discussion de mecs qui comparent le moteur de leur voiture ou le processeur de leur ordi. Bref, ça ressemble parfois à un débat pour savoir qui fait pipi le plus loin.
Et que je te vante le débit, et moi la puissance, etc. Ce qui compte, c'est d'avoir le plus gros chiffre !

Tout ça pour quoi ?

Pour un appareil dont l'utilité dans un aquarium est extrêmement réduite en réalité.

Je suis parfaitement conscient du potentiel iconoclaste de cette affirmation, tant elle vient déstabiliser les certitudes sur lesquelles ceux-qui-savent ont assis depuis si longtemps leur existence en tant que savants...

Mais si l'on pose les bonnes questions, on arrive rapidement à conclure à l'intérêt tout relatif du filtre pour le cycle biologique de l'aquarium.

Pour faire court, le filtre de l'aquarium sert à faire passer l'eau du bac à travers des matériaux divers. Le but affiché est double :
1 – une action mécanique pour débarrasser l'eau des débris et particules qui en altèrent la transparence
2 – une action biologique pour dégrader les déchets et les rendre ainsi moins nocifs

Le premier but est généralement atteint, et il est vrai que coincer les impuretés dans le filtre rend l'eau plus claire. Pas plus propre, pas plus saine, mais plus transparente, bien plus qu'elle n'est dans la nature.

Mais le deuxième objectif mérite d'être discuté.
En effet, tout le problème du cycle biologique aquatique est l'élimination de l'azote. Celle-ci se présente soit sous forme d'ammoniac, de nitrites (très toxiques) ou de nitrates (moins toxiques). La transformation de l'azote, pour passer de l'une à l'autre forme, est le travail des bactéries, qui permettent à l'azote rejeté par les poissons et autres déchets de finir sous forme de nitrates.
Attention : cette forme-là ne bougera plus, et ne pourra disparaître de l'eau que consommée par les plantes ou les algues, et pratiquement pas autrement. Demandez aux plages bretonnes, elles le savent bien !

La tâche assignée au filtre sur ce plan est de permettre, en servant de support aux bactéries, de transformer tout l'azote en nitrates, pour en diminuer la toxicité.
Le problème, c'est que de nombreux aquariophiles (et même expérimentés) croient dur comme fer que le filtre les débarrasse des nitrates ! Alors qu'au contraire, il est censé les fabriquer...

Mais alors, me direz-vous, dans les poubellariums, les mares, les étangs et même les aquariums-sans-filtre de votre serviteur, comment l'azote se transforme-t-elle en nitrates, puisqu'aucun filtre n'est là pour le faire ?

C'est une excellente question, puisque, avec ou sans filtre, on s'aperçoit que le résultat est le même : l'ammoniac et les nitrites disparaissent toujours au profit des nitrates ! Comme par magie !
L'explication ? Probablement assez simple : comme dans la nature, les bactéries se fixent absolument partout et travaillent aussi bien fixées sur un caillou que dans un filtre dernier cri ! C'est pourquoi on ne trouve pas davantage de nitrites dans les poubellariums et aquariums naturels que dans les bacs high-tech à filtre ultra-Pentium à bi-percussion trilatérale catalysée au Cadmium ionisé 16 soupapes...
Bref, l'obsession du fameux « cycle de l'azote » serait bien un chiffon rouge agité par les marchands de filtres et de « souches bactériennes » pour nous faire craindre le pire, alors que l'azote se dégrade en nitrates aussi bien avec leur aide que sans elle !

Oui mais, me dira-t-on, comment se débarrasser de ces fameux nitrates sans filtre ? Car ils ont beau être moins nocifs, leur toxicité reste réelle !

La réponse est que le filtre est totalement sans action sur ces nitrates. Il ne les fera jamais disparaître. Le seul moyen d'éliminer les nitrates est :
  • changer l'eau régulièrement (mais l'eau du robinet en contient aussi, parfois beaucoup!)
  • les faire consommer par les plantes.
Vous l'aurez compris, je préfère la deuxième solution !
Plus vos plantes poussent, plus elles épurent l'eau du poubellarium, de l'aquarium, de la mare, etc.
C'est le principe du lagunage, de plus en plus utilisé d'ailleurs pour épurer les eaux usées de nos villes.

En réalité, c'est l'énergie de la lumière que les plantes vont utiliser pour pousser, et qui conditionnera donc la disparition des nitrates et autres polluants consommés par les plantes.

Ce qui nettoie un aquarium des nitrates, ce n'est donc pas le filtre, mais... l'éclairage !
Et il se trouve que les poubellariums reçoivent une luminosité maximale. En plein été, on peut y voir les feuilles de Cerato devenir presque « effervescentes » tant l'activité de photosynthèse leur fait produire d'oxygène.

Les racines d'une Pistia stratiotes plongées dans l'eau et écartées en ombelle sont un filtre à nitrates bien plus efficace que tout autre ! Toute plante dont les racines plongent dans l'eau font de votre poubellarium un endroit à l'eau plus pure que n'importe quel aquarium techno-addict !


Reste la seule fonction utile des filtres : éliminer les impuretés pour le confort visuel et une eau cristalline. C'est une question de goût, et tous les goûts sont respectables.
Mais cela doit être fait en connaissance de cause : cette eau cristalline n'est pas conforme à la nature et est un plaisir... artificiel !

17 commentaires:

Dani a dit…

Eh bien, excellente entrée en matière que votre introduction, c'est exactement ce à quoi me font penser certains échanges entre "spécialistes" sur les différents forum !

Je suis de même avis et depuis très longtemps, le seul point de désaccord porte sur l'eau stagnante qui, moi, me gêne. C'est pour quoi je suis un adepte buté des filtres sous graviers même pour les grands bacs car ils permettent de reproduire un peu la nature en faisant circuler l'eau à travers le sable comme l'eau qui pénètre le lit d'un ruisseau ou d'une rivière, de plus ils permettent de créer un léger courant apprécié par certaines espèces de poissons. Et la cerise sur le gâteau est que leur prix est dérisoire, qu'ils ne demandent aucun entretien et qu'ils ont une durée de vie sans limite. Je me souviens de certains magasins, déjà rares à l'époque, où seuls ce genre de filtre était utilisé et ça ne posait aucun problème malgré la surpopulation des bacs. Dommage qu'ils aient disparu de nos boutiques, c'est vrai qu'ils ne coûtent pas assez chers et que le gain pour l'industrie aquariophile est minime!

Ce qui est hallucinant c'est qu'on engraisse les bactéries du filtre au détriment des plantes aux quelles on distribue ensuite tout un tas d'engrais chimiques , belle contradiction!

Administrateur a dit…

Merci Dani pour votre fidélité et vos commentaires ;-)

Effectivement, on pourrait ajouter cette troisième fonction au filtre : mettre l'eau en mouvement.

Mais elle n'est pas propre au filtre et je ne l'ai donc pas retenue.

Il faudra d'ailleurs faire un billet là-dessus. Dans la nature, les mouvements de l'eau sont assurés par les animaux qui y vivent s'il n'y a pas de courant. Même le zooplancton y contribue, puisque le rôle des simples daphnies pour créer des micro-mouvements de l'eau est aujourd'hui bien connu. Bien sûr, les poissons également.

Dans l'aquarium, même sans filtre, ce rôle peut être assuré par une petite pompe minimale, et même un simple scaphandrier-bubulle peut suffire !

Mais la présence de poissons, de toute façon, est à elle seule suffisante, leur densité étant très supérieure à la nature, pour remuer l'eau en permanence. C'est ce qui se passe dans mes aquariums-sans-rien !

On en reparle, donc.

Anonyme a dit…

excellent texte (comme d'habitude) et intéressants commentaires. mais d'après vos 2 commentaires, quel est le mieux: ne pas avoir de filtre, ou en avoir un qui fera en plus stresser les poissons?

Administrateur a dit…

Bien sûr, la remarque est excellente.

Quand on voit l'intérêt si limité du filtre, on peut se poser alors la question de ses inconvénients.

Personnellement, c'est la raison pour laquelle je n'en ai aucun dans mes aquariums.
Car le peu d'avantages du filtre, on les paie en revanche en stress des poissons, du portefeuille, etc.

Dani a dit…

Effectivement les mouvements de l'eau sont alimentés par la nage des poissons, mais je ne suis pas sûr que cela soit suffisant surtout que je suis carrément opposé à la surpopulation.

Je dois avouer qu'actuellement j'ai un gros filtre, n'ayant pu trouver un filtre sous gravier, mais mes poissons sont ravis étant des poissons de rivières, ils s'éclatent à nager à contre courant. Je me triture la cervelle en cherchant une solution pour arriver à enlever ce filtre bouffeurs d'énergie et de nourritures aux plantes tout en voulant conserver un fort courant. Je pensais mettre un simple tube exhausteur dans un coin du bac, comme ceux des filtres sous sable avec un diffuseur d'air qui me permettrait de créer un courant puissant, mais mon choix n'est encore arrêté et étant donné que votre solution scaphandrier- bulleur ne me plaît pas vraiment, ben oui, c'est pas parce que j'aime observer la vase et les feuilles mortes au fond d'un bac que je doive me départir de mon côté esthète, ce n'est pas antinomique, je vais donc continuer mes recherches..lol

Je suis étonné que vous soyez opposé au principe du filtre sous sable, beaucoup moins agressif et moins performant, et qui me paraît pourtant très écologique et bcp plus naturel, de plus il ne se stresse absolument les poissons. En tout cas votre conception est plus qu'intéressante.

J'oubliais, j'ai lu quelque part que toutes sortes de bestioles, daphnies, ostracodes, etc..sont présentes dans vos bacs, mais je me demande alors comment se débrouillent t-elles pour ne pas se faire dévorer par les poissons, je suis tenté de faire pareil mais je suis sûr qu'au bout de 15mn il n'en resterait rien, avez vous une suggestion ?

Merci et bravo pour ce billet...

Administrateur a dit…

Oui, Dani, le filtre sous sable (ou "sous gravier", comme on disait dans ma jeunesse !) est une bonne idée.
Je m'en passe personnellement mais c'est la solution que je choisirais si je devais filtrer. Les arguments récents contre ce système me semblent spécieux et tout droit venus de ceux qui vendent autre chose !
A titre personnel, il m'arrive de placer dans certains bacs une petite "chaussette" remplie de pouzzolane aquariophile, ce qui assure une colonie de bactérie monstrueusement suffisante !
La seule différence, c'est le courant d'eau, pas forcément indispensable.
Mais cette utilisation des supports naturels des bactéries fonctionne tellement bien qu'on se demande pourquoi certains se donnent tant de mal !

Dani a dit…

Vous avez raison, il n'existe aucun argument valable contre ces petits filtres, ils ont été utilisés pendant des décennies et n'ont jamais causé aucun soucis pour la santé des poissons. Ils sont parfaits pour un bac hôpital ou un bac d'élevage sans plantes. C'est vrai que dans un bac d'ensemble bien planté on peut très bien s'en passer.

J'ai moi aussi mis de la pouzzolane dans mon bac au pieds des anubias qui en profitent pour s'y accrocher, c'est un excellent support pour les bactéries...

Si non entretemps j'ai trouvé un tube exhausteur dans le quel je mettrais un petit diffuseur d'air ainsi qu'une petite mousse du côté aspiration pour éviter que les alevins ne se fassent aspirer, donc, c'est officiel, je me sépare de mon filtre eheim 650l/h, hourra!!

Permettez-moi d'insister et de reposer ma question, avez-vous des bestioles dans vos bacs qui ne se font pas dévorer par vos poissons. J'ai actuellement un petit bac d'élevage de daphnies et d'aselles et un petit contenant pour mes estracodes, j'ai vraiment envie de mettre tout ce petit monde dans mon bac d'ensemble mais je me demande si mes bébêtes survivraient longtemps à l'appétit de mes poissons. Quelle est votre expérience dans ce domaine ?

Administrateur a dit…

Pardon, Dani, j'avais mangé la moitié de votre commentaire, effectivement !

Il est vrai que mes poissons évoluent au milieu de pas mal de bestioles.
Pour les daphnies, il faut en remettre quelques millions de temps en temps, car elles ne restent que parce que les poissons n'ont plus faim. Elles peuvent ainsi cohabiter une dizaine de jours avec eux sans être totalement éliminées.
Les aselles peuvent davantage survivre s'il y a des cachettes. J'ai de nombreux bacs où elles cohabitent durablement avec les poissons. Par exemple, la plupart des vivipares les épargnent. Et elles sont assez malignes pour se cacher dans les plantes denses.
Il y a aussi les ostracodes, qui ne sont généralement pas totalement décimés par les poissons. Ils sont moins appétents que d'autres bestioles, et servent de casse-croûte en dernier recours, ce qui me convient parfaitement ! Ainsi, il y toujours un petit quelque chose à manger !

Dani a dit…

Ah super, encore une idée reçue qui part en fumée, en effet j'étais persuadé que les poissons s'en gaveraient jusqu'à éclatement, apparemment non. Je vais donc, après avoir supprimé le filtre, mettre mes bestioles dans le grand bac. Je me réjouis d'avance devant le spectacle que tout ce monde va me procurer...

C'est un vrai plaisir que d'échanger avec vous et encore merci d'avoir ouvert ce blog qui mérite d'être connu par un plus grand nombre, moi je m'en vais en faire la promotion!

P.S. En tapotant sur le clavier j'observe en même temps mon bac à aselles et daphnies, c'est presque un plaisir plus grand que celui d'observer mon bac d'ensemble, mais ça va changer puisque d'ici peu je vais réunir tout ce petit monde, va falloir simplement que je déplace l'ordi...lol!

En attendant un nouveau billet, je vous souhaite bonne continuation.

Administrateur a dit…

Merci Dani !
Mes efforts pour faire connaître le blog se heurtent, sur certains sites, à une censure parfois féroce !
Signe, peut-être, que nous sommes dans le vrai.
Mais l'idée fait son chemin et il y a d'excellents forums sur lesquels on peut discuter d'aquariophilie naturelle sans entendre de hauts cris... Heureusement, les mentalités ont bien évolué.
Merci en tout cas pour vos commentaires si sympathiques.

A bientôt sur nos lignes.

Anonyme a dit…

Que ça fait plaisir de lire ce blog ...mes bacs ne fonctionnent grace aux supers filtres de marque "Pistia stratiote et Monstera " et ce depuis bien longtemps .

Pour les bactéries dénitrifiantes le décor et le sol me suffisent .

sève de la fleur a dit…

je n'ose pas encore arrêter mes filtres; je les fait tourner au minimum, mais j'ai des craintes quant à l'absence de brassage de l'eau.
Sinon, j'ai bien des pistias dans 2 de mes 3 bacs, avec parfois de très longues racines. J'avais des lentilles dans le bac exotique, mais tellement envahissantes que j'avais tout enlevé. Peut-être devrais-je m'y remettre...
Quant aux aselles, je sais qu'il y en a dans mon bassin (je ne sais pas comment elles sont arrivées par contre), alors à la belle saison j'irai en attraper quelques unes pour les mettre dans les aquariums, si elles sont si utiles.

Administrateur a dit…

Les pistias, c'est effectivement génial, avec leur panache de racines qui font comme des lianes sous l'eau !

C'est vrai que ça remplace bien les lentilles, qui peuvent être vraiment envahissantes.
En extérieur, j'ai remarqué que les Azolla concurrençaient très bien les lentilles, au point de les faire reculer.

Anonyme a dit…

en ayant relu tous les messages, je serais bien tenté d'arrêter mes filtres, mais j'ai quand même peur: parmis mes 3 aquas, un seul semble être équilibré à présent (je ne vois plus d'algues, et les plantes (surtout cabombas) poussent à merveille). je serais donc tenté d'arrêter mon filtre à décante interne, mais, ce bac faisant 180-200L brute, j'ai pas mal de poissons: 3 femelles xyphos avec un male, et une bonne 20 aine de bébés qui grandissent bien. en plus de cela j'ai 5 jeunes ancistrus de 5 cm et beaucoup d'escargos. vu que les xyphos mangent beaucoup, à cause de leur nombre, est-ce trop risqué d'arrêter le filtre?

j'ai également un 70L avec quelques crevettes RC, une 10 aine de femelles guppys ainsi que leurs alevins, et beaucoup de plantes (surtout à croissance lente) aisi que des lemna et ceratos flottantes. pour celui-là, je peux l'arrêter?

et enfin pour mon dernier bac, un 160L brute peuplé de 10 males guppys, et 3 poissons que je cherche encore à donner, contenant beaucoup de plantes (surtout cerato), mais avec encore des algues, serait-ce envisageable?

je m'excuse par avance pour toutes ces question... mais je sais que si je demande sur un autre forum, je recevrai les traditionnelles réponses "il faut un filtre dans un bac! obligatoire!!!"

Anonyme a dit…

Bonjour,
Pensez que l'on puisse également se passer de filtre dans un aquarium avec des poissons rouges, qui sont réputés très pollueurs? C'est vrai qu'ils seraient mieux dans un poubellarium, mais pour moi c'est mon mari qui fait barrage!!!
Merci pour votre blog et bravo.

Madraf a dit…

Merci pour cet article fort juste, mais pas tout-à-fait complet. Car, en fait, c'est pire encore que ce que tu décris. Le filtre biologique n'est pas seulement inutile, il est même mauvais pour les plantes. Je m'explique...

La seule bonne raison d'utiliser une filtration biologique est le fait que l'aquariophile moyen peu averti veut mettre trop de poissons dans trop peu d'eau avec trop peu de plantes, celles-ci étant souvent considérées comme décoratives.

Or, à condition de disposer de quelques centaines de litres, de beaucoup de plantes et d'une population de poissons limitée, la filtration biologique devient complètement inutile et même contre-productive.

En effet, on compte sur les plantes pour absorber les nitrates, et de fait, il y aura toujours une certaine proportion, même réduite, de nitrates du fait de l'activité bactérienne, mais ce ne sont pas les plantes aquatiques qui les absorbent (ou seulement très faiblement), mais les plantes de surface ou palustres, comme tu l'as précisé.

Mais les plantes strictement aquatiques, que bouffent-elles, elles ? Pas des nitrates, qu'elles absorbent très mal, mais de l'ammoniac, directement. Contrairement au milieu terrestre, le milieu aquatique permet l'accès direct à l'ammoniac par les plantes et ces dernières sont adaptées à cette situation.

Donc, si l'on fait fonctionner une filtration biologique, on ne produit pas seulement des nitrates, on prive aussi les plantes aquatiques de leur nutriment essentiel qu'elles absorbent très bien, l'ammoniac, donc.

Il ne faut donc pas s'étonner si les plantes aquatiques poussent généralement si bien en bac non filtré et si mal en bac comportant une bonne grosse filtration biologique (et plus la filtration sera efficace, moins les plantes pousseront correctement). Ce qui implique ensuite dans ce dernier cas l'achat d'engrais (le commerce vous remerciera).

Il existe donc au moins deux cycles de transformation de l'ammoniac : la voie bactérienne qui le transforme à terme en nitrates consommés par les plantes aériennes (flottantes ou palustres qui les consomment d'autant plus facilement qu'elles disposent de tout le dioxyde de carbone qu'elles veulent dans l'air, contrairement aux plantes aquatiques pour lesquelles l'accès au dioxyde de carbone est limité par la quantité dissoute dans l'eau), et la voie botanique qui assimile directement l'ammoniac pour le transformer en matière sèche.

Pour en savoir plus : Plantes contre filtration biologique !.

Cédric Arn a dit…

je deterre ....
sinon il ya a aussi la culture aquaponique (salade en grow bed)