mardi 21 mai 2013

6 Microrasbora galaxy à la poubelle !

Allez, c'est pas parce que l'eau est à 12°C au jardin qu'on va repousser la saison.

Mes Microrasbora galaxy (alias Celestichtys margaritatus pour les connaisseurs) ont passé l'été dernier en poubellarium intérieur et l'hiver en bac plastique non chauffé, soit entre 13 et 16°C cette année au sous-sol selon les mois.
C'est un petit poisson très à la mode et tout joli :

Mais bon, derrière sa réputation de poisson fragile, surtout due à son prix élevé, ce n'est jamais qu'un tout petit et tout joli danio

C'est pourquoi j'ai décidé de sortir cette année mes 6 individus et de leur offrir un 300 litres planté, en espérant qu'ils auront envie d'y pondre.

La première étape, là encore, est de sortir les petits monstres dans leur bac plastique (5 litres seulement) pour les habituer déjà à la lumière du dehors :

Il y a apparemment des mâles et des femelles dans la petite bande et tout le monde est en pleine forme après cet hiver au froid et presque sans manger.

Mon pari est que l'abondance soudaine de nourriture vivante et de place va les rendre lubriques et assoiffés de sexe, va faire d'eux de véritables bêtes d'amour, en espérant voir apparaître enfin mes premiers petits alevins galaxy en surface aux beaux jours.

Je vais pour cela les placer dans un poubellarium de 300 litres (comme les Tani), soit 50 litres brut par galaxy ! Z'ont pas intérêt à la ramener après ça, c'est le très très grand luxe.

Les plantes que l'on voit, dont les racines flottantes servent de support à diverses algues filamenteuses et autres lentilles d'eau, sont des Typha angustifolia, variété de massettes supportant très bien l'hier dehors dans nos régions. Leurs feuilles dressées peuvent atteindre 1,50 à 2 mètres de haut, et leurs racines forment un fouillis très serré hébergeant en toute saison des bestioles et du zooplancton très varié. Si un alevin se retrouve là-dedans, je vois mal ses parents aller le boulotter !

Comme d'habitude, acclimatation très rigoureuse et très lente, avec des petites étapes d'ajout d'eau du poubellarium dans le bac des poissons, qui frétillent à l'idée d'aller dans le grand bain :

Au bout d'une heure ou deux de purgatoire, il n'y a plus qu'à leur donner l'accès au paradis !

Et là, comme ce ne sont pas vraiment des poissons de surface, je dois avouer que je n'ai plus la moindre nouvelle d'eux depuis une semaine qu'ils sont dans la cour des grands.

Ils doivent être en train de se gaver de bestioles bien grasses et hyper-variées, ce qui, je l'espère, les préparera à une reproduction printanière naturelle et abondante !

On verra ça, j'en rêve depuis si longtemps...

lundi 20 mai 2013

C'est les Tani qui s'y collent !

J'ai lancé ma saison 2013 voilà une semaine, malgré les températures dignes d'une Toussaint, en sortant mes Tanichthys.

Ils avaient passé l'hiver au sous-sol dans des bacs en plastique de chez Castouille. Ils ont donc eu droit aux 14°C syndicaux pendant toute la mauvaise saison, et jusqu'à leur sortie.

De toute façon, il faisait sensiblement la même température dans l'eau de mes poubellariums, qui avait bien du mal à dépasser les 15°C, sauf peut-être en surface les jours ensoleillés.

J'ai donc pris une treizaine de Tanichthys super-motivés, les linni de l'an dernier, vétérans aguerris qui commençaient à trouver le temps long.


C'est le bac Casto de 14 litres dans lequel ils ont passé la fin de l'hiver, après avoir bénéficié d'un 20 litres non filtré depuis l'automne.
Ils étaient 13, ils le sont toujours, c'est du costaud, pas le genre à tourner de l’œil parce qu'on oublie de leur donner à bouffer trois jours de suite ! Remarquez, à 14°C, on ne mange pas beaucoup de toute façon...

Le secret de la réussite, on ne le dira jamais assez, que ce soit pour les poissons ou pour les crevettes, c'est l'acclimatation. C'est la seule étape stressante pour les poissons, ce serait dommage de la bâcler, alors qu'ils seront si heureux après.

Je baisse donc le niveau de l'eau dans le bac plastique, histoire de faire de la place pour l'eau du poubellarium que j'ajouterai petit à petit, et je fais flotter le bac dans le poubellarium de destination.

On remarquera que le poubellarium en question est un magnifique modèle flambant-pas-neuf de 300 litres, en eau depuis maintenant presque 10 ans, avec tout plein de crapapouët au fond et des bestioles qui grouillent dedans. En arrivant dans leur nouveau domicile, les poissons vont trouver en pagaille des cyclops, des daphnies, des vers de vase et des larves d'éphémères. Un peu comme des gamins qui débouleraient dans un entrepôt de chez Haribo et qui auraient tout le week-end devant eux !

Le principal, c'est de bien prendre son temps. Je vais faire autre chose, jardiner, boire mon café, donner un coup de pied à Mauricette, acheter le pain, faire pipi, draguer la voisine, etc. De temps en temps, en passant devant, je fais passer un peu d'eau du poubellarium dans le bac plastique et je retourne histoire de vaquer un petit peu...
On les voit, les petits coquins, qui piaffent d'impatience à l'idée d'aller grignoter toutes les petites bêtes qu'ils aperçoivent à travers le plastique translucide !

Et là, avant de balancer tout le monde à la baille, au bout d'une heure ou deux d'acclimatation, j'ai une idée...

Je sais pas pourquoi, mais je me dis que ça vaut le coup d'aller mettre un petit coup d'épuisette dans la poubelle de 80 litres où je les avais repêchés l'automne dernier, avant de les rentrer pour l'hiver.

Et là : Tadaaaaa !
Ce petit couillon avait tout simplement passé l'hiver dehors sans rien dire et sans donner de nouvelles. Pas une carte postale, pas un coup de fil, rien ! Il est carrément plus beau et plus coloré que ses copains qui ont passé l'hiver au chaud (si on peut dire !) et il a l'air en parfaite santé;

Résultat : j'ai mis fin à sa solitude et il a retrouvé ses copains dans les 300 litres de bonheur pour poisson.

Je jette un œil tous les jours depuis une semaine, et ma joyeuse bande de 13 (devenus 14) se porte bien, pas plus sauvages que ça pour l'instant. Ils se tapent les larves de moustique que je leur donne, venues du bac d'à côté, et entament donc leur deuxième saison dehors dans la joie et la bonne humeur.