jeudi 1 mai 2014

Collemboles à gogo !

Les pluies des derniers jours sont arrivées sur un sol qui n'avait pas vu une goutte d'eau depuis le début du mois.

D'où la surprise des occupants des couches superficielles, dont les galeries se sont retrouvées inondées comme chez moi quand Mauricette plonge son corps massif dans la baignoire pleine.

On est habitués à voir ces jours-là des vers de terre par dizaine qui semblent fuir la terre et se perdent sur le bitume, comme s'ils avaient perdu le sens de l'orientation.

Dans le bassin de Mauricette le résultat a été immédiat, et étonnant.
La surface de l'eau s'est couverte de ce qui ressemblait à une "poudre" brune, d'une couleur proche de la pouzzolane, mais extrêmement fine et flottant autour des plantes.


En y regardant de plus près, on a bien affaire à une bestiole très petite, et même carrément à un collembole, nommé si je ne me trompe pas Isotoma nivalis.
Ce collembole est connu pour envahir les trous d'eau lors de fortes pluies de printemps, alors que la surface de la terre devient inhabitable pour lui. En s'enfuyant, il se retrouve piégé en nombre sur la moindre flaque, où il flotte et forme ainsi des plaques brunes grouillantes.

Inutile de dire que ce genre de rassemblement est une aubaine pour les poissons, pile à l'époque du frai, là où les reproducteurs doivent se gaver en masse d'aliments de qualité et les alevins trouver leur fine nourriture en surface.
Encore un petit plaisir dont nos poissons d'aquarium sont privés, alors qu'ils en profitent largement dans leurs contrées d'origine, les collemboles étant répartis sur toute la surface du globe, les espèces différentes se comptant par milliers.

Pauvres poissons qui doivent se contenter de tristes et pauvres paillettes sèches...

Mais mes petits Microrasbora galaxy, eux, peuvent profiter de ce genre de festin sans modération !