jeudi 28 juin 2012

La géante du zooplancton

Si vous voulez briller dans les salons, vous la péter grave au bistrot ou en mettre plein la vue à la standardiste suédoise au bureau, il est essentiel de connaître la différence entre phytoplancton et zooplancton.
Le phytoplancton est constitué de micro-plantes comme des algues unicellulaires par exemple, et le phytoplancton regroupe toutes les bestioles aquatiques plus petites qu'une mouche... ou que la vertu d'un député (aucun rapport mais ça fait plaisir).
Donc, le phytoplancton, c'est petit et végétal, et le zooplancton c'est petit aussi mais animal.

On suit toujours, dans le fond ?

Et, parmi les moult espèces formant le zooplancton, il y en a une qui fait figure de star, c'est un peu la race des seigneurs chez les bestioles grouillantes, j'ai nommé la daphnie magna.

Élégante, racée, la ligne pure et sportive, la reine des daphnies est aussi la plus grande. A tel point que les jeunes poissons ne parviennent pas toujours à avaler les adultes, devant alors se contenter des nauplies.
Sa nage est lente et on peut distinguer, même sans l'aide d'une loupe, tous ses organes et les parties de son corps translucide.
Généralement, on aperçoit même des oeufs qui attendent dans son abdomen d'être pondus.

On voit d'ailleurs bien ces oeufs dans le corps de la daphnie du centre, sur la photo prise par les doigts graisseux et boudinés de votre serviteur en avril.
On remarque aussi très nettement, sur les grands individus dans la partie basse, le tube digestif rigolo, qui nous rappelle à quel point nous ne sommes finalement que des tubes avec un peu de peau autour, mais je m'égare...
Ce qui est certain, c'est que ce sont ces petits tubes qui filtrent l'eau verte de nos poubellariums, de nos aquariums naturels ou de nos bassins de jardin.

Bref, voilà une daphnie réputée frileuse (et donc difficile à trouver en hiver), excellente nourriture vivante pour nos poissons de toute taille, et même très utile dans les bacs à alevins, les jeunes poissons se nourrissant des jeunes daphnies et épargnant les adultes, qui continuent donc à pondre au fil du temps.

C'est donc en quelque sorte la Mauricette des daphnies, le David Douillet du zooplancton, le lévrier afghan de nos poubellariums !



mardi 26 juin 2012

Aplocheilus lineatus au naturel !

C'est un killi, poisson de surface occupé dans la nature à guetter les petites proies tombant à l'eau, surtout les petits insectes imprudents qui n'écoutent pas leurs parents qui leur disent de ne pas se baigner et voilà c'est trop tard.

Avec ses allures de brochet miniature, j'aime beaucoup ce poisson, dont le nom commun est le Panchax.

C'est la variété jaune que je possède et que j'ai placée en poubellarium fin mai.

C'est un trio, un mâle et deux femelles, qui ont donc retrouvé les joies de la nature et des variations de température de notre climat (mois de juin pourri !).

Régulièrement, j'en aperçois un, immobile sous la surface, aux aguets, chassant à l'affût.

Leur poubellarium est enterré, 80 litres syndicaux, et j'y ai mis de nombreuses plantes, surtout flottantes, avec une préférence pour la Pistia stratiotes dont les racines plongeantes sont le support absolument idéal pour la ponte de cette espèce.

J'espère que quelques oeufs seront épargnés par les parents affamés, et que je verrai avant l'hiver quelques bébés !

L'espèce est originaire du sud de l'Inde et du Sri Lanka, où les variations de température sont plutôt faibles. D'où l'intérêt d'enterrer le poubellarium.

Tout cela a l'air de leur plaire, puisque je les revois régulièrement, vifs comme ne le sont plus leurs congénères restés à l'intérieur, leur comportement sauvage ayant refait son apparition en seulement quelques jours.

D'ailleurs, c'est ça qui me plaît avant tout dans les poubellariums...

lundi 25 juin 2012

Des conchonius en liberté...

A première vue, ce sont des poissons rouges. Même couleur, vermillon, et surtout même cadre : une poubelle dans un jardin.

Eh bien non ! Ils sont 5, nagent avec une vivacité plus grande, se livrent à des courses-poursuites incessantes, et surtout ils ne grossiront plus !

Une poubelle de 80 litres leur sert de bassin, alors qu'elle suffirait à peine au bonheur d'un seul petit poisson rouge, qui s'y ennuierait tout seul.


Cette joyeuse bande de poissons, ce sont des Barbus conchonius, poissons injustement délaissés par les aquariophiles, alors même qu'ils remplaceraient avantageusement les poissons rouges tellement inadaptés à la vie en aquarium.


Ils sont presque aussi tolérant côté températures, sauf qu'ils ne passent pas l'hiver dehors (et encore...). En, tout cas, la température d'un appartement leur convient parfaitement, sans le moindre chauffage. Ils sont rigolos, nagent à toute vitesse, jouent, et leur taille permet de les garder en groupe dans un volume raisonnable, là où les poissons rouges, devenant trop gros, ont vite besoin de volumes énormes sauf à vivre rapidement  comme de malheureuses bêtes torturées.


Enfin, si l'aquarium réserve des cachettes, un peu de mousse ou des coins impénétrables, il se reproduit volontiers sans qu'on s'en préoccupe. On verra alors de temps en temps apparaître un jeune sorti d'on ne sait où, et qui rejoint la bande des adultes !


Personnellement, je n'ai aucun problème à leur faire affronter des températures automnales très fraîches, dans les 5°C par exemple


Peut-être un poisson de bassin idéal ?

dimanche 24 juin 2012

Poubellarium enterré, limace attirée !

Les poubellariums enterrés commencent à se fondre dans la végétation.

Et ces petits points d'eau se mettent à attirer les assoiffés.
Au premier rang desquels, les limaces !
Celle-ci s'appelle Caroline, elle est belle comme tout. Mais les limaces ont une fâcheuse tendance, en allant se réhydrater, à se noyer dans les poubellariums. Et un cadavre de limace qui pourrit, ça sent très mauvais et ça pollue pas mal.

Donc, il faut les repêcher quand on les voit.

Inutile d'essayer de les dissuader, la vie entière des limaces (et d'ailleurs également des escargots) tourne autour de l'économie de l'eau, leur corps étant incapable de se protéger contre la déshydratation. D'où leur goût pour les cachettes fraîches et ombragées, pour les jours de pluie ou la fraîcheur de la nuit. C'est pour elles une véritable obsession.

Faut bien que tout le monde vive, non ?

Là, ce sont des Puntius titteya qui font la connaissance de cette représentante de la faune locale. C'est bien, ça les dépayse !

vendredi 22 juin 2012

Poubellarium 2012 : autres espèces en préparation !

Je dois vous l'avouer, toute honte bue : j'ai rechuté.

C'est comme ça. On fait ce qu'on peut, on se dit "plus jamais je ne retomberai", et hop ! il suffit d'une journée de promotion chez le poissonnier et on replonge.

Je vais donc devoir trouver de nouveaux poubellariums pour pouvoir héberger toute la smala acquise ce matin...

Je vous donne la liste, ce sera fait :

- Barbus tetrazona vert (les standard sont une telle réussite que j'ai été tenté !)

- Barbus conchonius vert (j'avais que des roses, aussi !)

- deux femelles Girardinus metallicus (maintenant, faut qu'elles pondent !). Voici à quoi ressemblent les deux sexes :

- Brachydanio choprae (pour faire grossir mon groupe actuel)

- Microrasbora galaxy (ancien nom !)

- Pseudoepiplatys annulatus (et pourquoi pas cet adorable petit killi en poubellarium ?)


- Corydoras sp. "orange Vénézuela" (en réalité probablement une sélection de l'aeneus)

- Boraras maculatus (vu la taille, très cher au kilo !)

- Boraras brigittae (pas mieux, tout petit aussi !)


Je crois que c'est tout...

Ce qui me fait craquer, ce sont les Boraras, qui vont être complètement perdus dans une poubelle de 80 ou 300 litres !

La vendeuse m'a demandé pourquoi je voulais des sacs séparés. Je lui ai répondu que je les maintenais en bacs spécifiques.
Elle a fait des yeux tout ronds :
- Mais... vous avez combien d'aquariums ?

mardi 12 juin 2012

Il est venu, le temps des cerises... et du forum !

Hosanna !
Loué soit le Grand Poubellarium Cosmique et son Vénérable Gourou (votre serviteur) !

Notre forum fondateur, ce Woodstock permanent du poubellarium, vient de rouvrir, après plus d'un an de clandestinité forcée.



Nous allons enfin pouvoir, à nouveau, discuter de tout et de rien, dire 99% de bêtises (c'est un quota), nous moquer des types qui arrivent avec les paramètres de leur eau en bandoulière, bref, retrouver nos origines !

Car le mouvement Poubellarium, surnommé PiNC (Poubellarium interNational Connection) est né sous les quolibets, voire les menaces de dénonciation à la SPA (je déconne pas, y'a eu ça !).

Les tenants de l'aquariophilie technophile, largement dominante à l'époque, voyaient dans notre démarche une sorte de destitution, de danger de perdre leur statut de celui-qui-sait-et-qui-explique. Et à l'époque, l'aquariophilie, c'était tellement compliqué qu'on ne pouvait pas se passer d'eux !
Et combien de watts d'éclairage, avec quels tubes, et combien de débit pour mon turbo-filtre-catalisator, et j'ai une feuille de plante qui fait comme des poils au-secours-j'ai-des-algues, etc.
La réponse était invariablement : "impossible de te répondre sans connaître tes paramètres ! Mesure ton pH, ton TH, ton TAC, tes nitrates, nitrites, taux de fer, combien de litres, combien de watts, de degrés et l'âge du capitaine."

Celui qui se frottait les mains, c'était le vendeur, qui fourguait ses tests, plus toutes les poudres de perlimpinpin  pour créer les nouveaux problèmes qui feraient acheter la poudre suivante.
Et on achetait des conditionneurs d'eau, des bactéries moribondes vendues dans un frigo... "Sinon, je ne vous garantis rien, monsieur !"

Inévitablement, les gens revendaient leur aquarium au bout d'un an, dégoûtés par la technologie et la complexité, eux qui voulaient juste un petit coin de nature à la maison.

Et, un jour, quelques imbéciles se sont rendus compte que, si on ne faisait pas tout ça, ça marchait quand même !
Ils ont mis quelques guppies dans une poubelle d'eau au jardin, apitoyés par les pauvres bêtes qui tournaient dans leur aquarium de 54 litres. Puis ils les ont oubliés tout l'été, pour les repêcher en octobre, par 10°C, pimpants et plus gros et colorés que jamais.

Bien sûr, ils ont été traités de fous, puisque tout cela était impossible, techniquement impossible !

Puis des centaines de malades mentaux du même type nous ont rejoints, et les jardins des aquariophiles se sont remplis de poubelles étranges, de baignoires désaffectées, de frigos vides, de citernes, de récupérateurs d'eau, voire même de piscines détournées de leur usage. Et, dans ces récipients dans lesquels personne n'aurait l'idée d'aller mesurer les paramètres chimiques de l'eau, des poissons heureux de passer l'été dehors !

Le monde de l'aquariophilie ne sera plus jamais le même... Hier dominé par les chimistes en herbe, il est pris en main par des écologistes (dans le sens originel du mot), avec une approche systémique (globale) et non plus une vision analytique quasi-laborantine. Et les poissons ne s'en portent pas plus mal, bien au contraire.

Donc, si vous n'avez pas peur de vous lâcher, de lâcher la rampe, de ne plus rien savoir "sauf que ça marche", si vous aimez tester, découvrir et apprendre, vous vous plairez sur ce forum déjanté où rien n'est interdit, sauf de se prendre au sérieux !

vendredi 8 juin 2012

Petit récapitulatif des troupes en poubellarium !

Voilà maintenant plusieurs semaines que je vous laisse sans nouvelles.

Mais c'est parce que je remplissais mes poubellariums, figurez-vous !

C'est que ça rigole pas, chez Mattier !

Autant vous le dire tout de suite, la situation a nettement évolué depuis mes derniers billets.

Voici donc, en exclusivité mondiale, le plan des poubellariums avec leur population au 1er juin 2012 :
Comme vous pouvez le constater, il ne reste que 10 poubellariums sans poissons. Parmi eux, il y a mon poubellarium-mère, dans lequel plantes et bestioles planctonniques se reproduisent à qui-mieux-mieux.
Les autres servent de réserves de daphnies et de larves de moustique, la faim se faisant vite sentir en été dans les poubellariums (eh oui ! il faut nourrir...).

Parmi ces espèces, de nombreux cyprinidés. D'autres vivipares viendront, mais j'attends qu'ils pondent d'abord en intérieur pour préserver les souches.

Bref, ça en fait, de l'eau, tout ça !
Si le moustique-tigre fait son apparition en région parisienne, vous saurez de chez qui ça vient !

dimanche 20 mai 2012

Forum : premiers frémissements !

Une bonne nouvelle cette semaine !
Je vous dis pas comment on a arrosé ça avec Mauricette ! On en aurait tué le cochon, tiens, comme pour la communion du petit !

Allez, je vous le dis : j'ai reçu un message de Calino m'annonçant qu'il démarrait le début du préambule des pré-discussions en vue de se mettre en contact avec quelqu'un que je lui ai indiqué pour voir si ça s'rait pas des fois possible d'envisager de mettre en route un processus dont les étapes finales seraient la remise en ligne du...
FORUM PiNC,
notre lieu sacré, cette antre divine du Poubellarium interNational Connection, ce lieu de perdition où plus d'un a perdu sa virginité poubellistique.
Bref, en un mot comme en mille : ça a bougé !

Imaginez : cette masse d'informations à nouveau en ligne, ces milliers de messages dont quelques-uns avaient parfois un peu de sens, ces discussions nocturnes entre un Pepejul en extase mystique et Pacu à jeun, portant comme toujours sur sa voisine apparaissant nue dans son jardin... Tout ce corpus scientifique que le monde entier nous envie, cette mémoire vivante du poubellarium... Nos origines !

Hosanna !
Loué soit Calino !

La saison Poubellarium 2012 ne se fera peut-être pas sans notre forum préféré ! Nos efforts et notre pression amicale n'ont donc pas été vains.

J'en ai repris deux fois des carottes râpées, dis donc...


samedi 19 mai 2012

La plante-mystère !

J'ai ramassé il y a deux ans cette plante dans une faible profondeur d'eau, sur les bords d'un ruisseau en Eure et Loir.

Le problème, c'est que ma prof de botanique n'a jamais jugé utile de nous apprendre les plantes aquatiques (faut dire que dans l'herbier, ça craint !).

Donc, je ne suis pas fichu de lui donner un nom.

Si quelqu'un a la moindre idée du nom de l'espèce, je lui en serai reconnaissant.

C'est une plante qui pousse autant en immergé qu'en émergé, et que j'apprécie donc beaucoup dans mes poubellariums : elle résiste à l'hiver, se bouture à l'infini juste en la cassant, pousse les racines juste plongées dans l'eau, etc.

Qui saurait ?

vendredi 11 mai 2012

The winner is... Sève de la Fleur !

Eh oui !
Sève de la Fleur a été sélectionnée par le Comité International des Poubellariums composé de Mauricette et moi, enfin surtout moi parce que Mauricette était en train de manger sa choucroute du matin...

Il y a donc eu ce matin la cérémonie officielle d'inauguration du Poubellarium Sève de la Fleur, sous la forme d'un nouveau poubellarium enterré de 80 litres.

Une étude psychologique, astrologique et numérologique approfondie de l'heureuse gagnante a permis de choisir le meilleur poisson pour ce poubellarium : le voici.
Vous les reconnaissez ?
Ce sont les femelles Xipho tuxedo qui ont déjà combattu l'an dernier. Elles ont été introduites en début de saison alors qu'elles étaient toutes petites, et ont passé l'été sous les nénuphars jusqu'à devenir les monstres que voici.

Elles ont été rentrées à l'automne, pour passer l'hiver dans un bac naturel non chauffé et non filtré de ma fish-room, en compagnie de deux beaux mâles.
Elles étaient au nombre de 9, et ce sont les trois plus belles qui ont été choisies pour l'aventure.
On remarquera leurs couleurs beaucoup moins vives depuis qu'elles sont retournées en aquarium, comparé à ce qu'elles étaient l'automne dernier après une saison passée dehors...

Leur poubellarium a juste été un peu moins rempli que les autres, à cause de la propension des donzelles à sauter très énergiquement.
Là encore, on est en début de saison, et les plantes sont encore discrètes... Mais ça ira vite.

Et puis on a affaire à des vétérantes, qui ont l'expérience du poubellarium et qui y ont leurs repères.

Je ne m'inquiète donc pas pour elles.

Tiens, en passant, ce sont les mamans des jeunes Xiphos du Poubellarium Aurélien !

jeudi 10 mai 2012

La phyphyse à son Papa !

La physe est ce petit escargot si utile dans nos aquariums et nos poubellariums, qui élimine les déchets et nettoie les feuilles de nos plantes tout en les respectant.

C'est un escargot qui a des poumons, et respire donc en surface, où il va d'ailleurs généralement pondre ses oeufs sous la forme de petits amas gélatineux translucides.
Personnellement, je lui préfère les planorbes, mais c'est juste pour des raisons d'appréciation esthétique personnelle.

Il n'est pas rare de voir ce petit escargot couvert d'algues filamenteuses, à la façon d'un camouflage de commando parachutiste ! On le voit alors se promener avec sa coquille couronnée de vert, ce que je n'ai jamais observé en revanche sur des planorbes. C'est une sorte de spécialité des physes !

En voici une, photographiée fin avril dans un de mes bacs en polypropylène transparent :



Elle est pas belle, la petite physe à son Papa, avec sa jupette ?

Une autre, en robe longue :
Mon fils trouve qu'on devrait l'appeler la Physée Ariane ! Mais bon, c'est aussi le fils à la Mauricette, alors bon...

Ce charmant enfant a d'ailleurs dit, avec cette merveilleuse spontanéité qui le caractérise : "On dirait Maman qui pète !"
Feuzez-en, des enfants !

Franchement, si ça, c'est pas du naturel !...

mercredi 9 mai 2012

Riccia et lentilles d'eau en hiver...

Mes poubellariums ont passé l'hiver pleins, en l'état, et ont gelé autant que c'était possible !

Mais, au printemps, on y retrouve les premiers fragments qui permettront aux plantes flottantes de repartir et d'envahir à nouveau toute la surface dès l'été.

Sur cette photo amusante prise en mars, on voit côte à côte un fragment de Riccia fluitans et une toute petite feuille de lentille d'eau.


La Riccia, très utilisée en aquariums chauffés, est en effet capable de résister à nos hivers, quelques brins survivant à la glace pour redémarrer au printemps. C'est pourquoi on trouve de la Riccia dans de très nombreuses mares dans le monde, et notamment en France.

Quand à la lentille d'eau, un tout petit morceau de fragment de quart de bout de feuille vous promet une saison entière à en jeter par brouettes pleines sur le tas de compost ! La mitraillette ne suffirait pas à la tuer.

Un seul individu qui en génère ensuite des millions !
Ça a un petit côté Adam et Ève, tout ça...

mardi 8 mai 2012

La première feuille du nénuphar !

Pas encore dur de la feuille, mon nénuphar, au contraire !

Voici sa première feuille, encore toute tendre et toute rougeâtre, à peine sortie de l'eau, même pas sèche, découvrant la surface et le monde aérien.

Le pied est resté dans son poubellarium rempli tout l'hiver, sans aucun soin particulier. Il est dans un pot où il se sent à l'étroit, et dont faudra bien que je le libère un de ces jours...

Le pot est en terre cuite, et il a été rempli lors de l'installation d'un peu de terre de jardin toute simple, dont il a dû terminer de bouffer tous les minéraux depuis bien longtemps !

Je suppose donc qu'il se contente désormais des déchets des poissons et des plantes du poubellarium, dissous dans l'eau sous forme entre autres de nitrates, et du crapapouët qui jonche le fond..

Je ne sais pas encore quels poissons auront l'honneur de nager sous ses feuilles cet été. On verra.

lundi 7 mai 2012

La Meduse gagne un poubellarium !

Vous le savez certainement : il y a eu des élections hier.

Je suis donc en mesure de vous donner les résultats définitifs : c'est La Meduse qui a gagné, et laissera donc son nom dans l'histoire comme la Présidente des platys, de tous les platys, qu'ils soient d'un camp ou d'un autre, car c'est une rassembleuse, c'est bien connu.

Avant de faire le grand saut dans le changement, quelques militants ont accepté de poser pour la postérité :
Il s'agit d'un couple de vrais platys variatus (Xiphophorus variatus), beaucoup moins frileux que les maculatus classiques. Ils ont passé l'hiver sans chauffage au sous-sol, et ont visiblement adoré ça !

J'en ai sélectionné trois, dont une seule femelle, mais les mâles ne sont pas trop pénibles et cela devrait aller.

Ils ont rejoint un poubellarium voici quelques jours, lequel attendait justement le résultat des élections pour être baptisé, ce qui est maintenant chose faite :

Reste à attendre que les plantes envahissent un peu tout ça, et peut-être feront-ils des bébés cet été...

Le projet du Musée National du Poubellarium avance donc sérieusement !

Je vais essayer de vous faire un plan du truc, parce qu'on va vite ne plus y retrouver ses petits, là-dedans.

dimanche 6 mai 2012

Les xiphos d'Aurélien en photo !

Puisque, comme annoncé hier, Aurélien vient d'hériter du poubellarium peuplé d'alevins Xipho tuxedo, autant qu'il voit ses enfants en photo.

Je vous le disais, mes femelles xipho, malgré les températures basses de leur aquarium non chauffé (16 à 17°C cet hiver), pondent tout ce qu'elles peuvent.
Voici donc une brassée de leur progéniture, tous âges confondus :

Certains sont déjà des juvéniles, et auront donc tout avantage à grandir en poubellarium, pour devenir grands et forts comme leur Papa !

C'est donc, comme je l'écrivais, une sélection de 12 joyeux pionniers qui est allée garnir le Poubellarium Aurélien, désormais célèbre, pour affronter le printemps banlieusard :

Et vus de face, avec le sourire !

Sont beaux, hein, mes bébés ! Et ce regard intelligent... Leur Papa tout craché !
Faut dire que ça a grandi gavé de zooplancton (daphnies, cyclops...) en pagaille et de microvers et de Grindals élevés maison. Ça vous fait du gamin costaud, la bonne nourriture naturelle et vivante !

Je pense que je vais les appeler Aurélien, comme leur poubellarium, tiens.




samedi 5 mai 2012

Les bébés xipho sont pour Aurélien !

Aurélien a laissé un commentaire en tendant une perche monstrueuse que j'ai saisie, n'étant pas moi-même d'une finesse absolue.

J'ai donc sorti des bébés Xipho tuxedo, une douzaine, puisque j'en ai actuellement tout le tour du ventre. En effet, les grosses femelles de l'an dernier ont passé l'hiver sans vraiment maigrir et je me retrouve donc à la tête d'un cheptel de 9 femelles énormes et 4 beaux mâles adultes.
Autant vous dire que ça pond tout ce que ça peut au milieu de la moulme et des plantes flottantes crado de leur aquarium naturel intérieur
Faut donc sortir du monde, et c'est ce que j'ai fait le 2 mai.

J'ai choisi pour cela un poubellarium enterré, le Xipho étant un animal farceur et sauteur.
La température était de 19°C, soit un peu moins que dans les poubellariums non-enterrés. Mais je pense qu'ils me remercieront cet été, quand il fera 30°C à l'ombre !

J'ai donc baptisé ce nouveau poubellarium "Poubellarium Aurélien". Il l'a bien cherché !

Je vais dans les jours qui viennent révéler d'autres poubellariums, baptisés au gré de leur remplissage par les pseudos de certains lecteur fidèles et acharnés de ce blog gravement névrosé... Et pis après, on pourra faire des concours ! Nous avons donc à ce jour :

- le Poubellarium Michèle Torr avec des Danios albolineatus :

- le Poubellarium Mauricette avec des Danios kyathit et ses iris :

- le Poubellarium Aurélien avec sa douzaine de bébés Xiphos tuxedo :

Tremblez, lecteurs, car le prochain, c'est peut-être vous !!!


Chuis vraiment un pourri, moi !

mercredi 2 mai 2012

Poubellarium-mère : qu'est-ce que c'est ?

Pour les chanceux qui ont, comme moi, de la place au jardin pour installer de nombreux poubellariums, je recommande l'entretien de ce que j'appelle un "poubellarium-mère".

Cher moi, c'est un poubellarium de grande taille (300 litres) qui reste rempli à l'année, mais ne reçoit jamais de poissons. Le mien est en eau depuis 8 ans et je ne l'ai jamais complètement vidé.

On place dans ce poubellarium le maximum d'espèces d'invertébrés : aselles, ostracodes, daphnies diverses, cyclops, vers aquatiques, etc. Mais aussi du phytoplancton d'espèces variées, et assez de plantes pour boucler le cycle des matières organiques. Car ce sont les tissus morts de ces plantes qui nourriront les aselles, dont les déjections nourriront le phytoplancton, que mangeront les daphnies, dont les mues feront le bonheur des ostracodes, etc. Au fil des années, la diversité biologique y deviendra de plus en plus forte, de nombreuses espèces d'animalcules étant apportées par vos manipulations, par le vent ou par les pattes de visiteurs ailés (oiseaux et insectes).

Mais pour quoi faire, me direz-vous, avec l'incroyable culot et cette insolence qui vous caractérisent ?

En réalité, à chaque fois que je démarre un nouveau poubellarium, j'utilise l'eau de mon poubellarium-mère pour l'ensemencer. Dans une simple bouteille, voire un seau, remplis de cette eau, j'introduis ainsi toute la flore bactérienne et planctonique possible au nouveau bac.
Je remplis d'abord le poubellarium avec de l'eau du robinet, je laisse passer quelques jours pour que les divers adjuvants (comme le chlore ou les chloramines) s'éliminent d'eux-mêmes, puis j'ajoute une bouteille de ce merveilleux Gibolin venant du Poubellarium-mère.
Pour être vraiment perfectionniste, j'ajoute une poignée de crapapouët récolté au fond du poubellarium-mère, cette excellente bouillasse que les pédants appellent "moulme" (mulm en anglais) pour faire leur malin...

Et voilà comment on crée un nouveau monde, carrément, rien que ça !

On peut donc dire, sans risque d'exagérer, que le Poubellarium-mère est une sorte d'incarnation terrestre du Grand Poubellarium Cosmique que chacun d'entre vous ne manque pas, je l'espère, d'invoquer chaque matin et chaque soir.

Ainsi soit-il !

mardi 1 mai 2012

Attention : sortie de poissons !

Bon, alors là, je préfère vous le dire tout de suite, j'ai pété les plombs, comme disent les jeunes.

L'eau des poubellariums est à 22°C, les poissons déjà sortis se portent bien... Bref, toutes les conditions semblent réunies pour une vague de poubellarisation supplémentaire !

Bien sûr, nous sommes encore tôt dans la saison et il s'agit de ne sortir que des poissons rustiques, essentiellement des cyprinidés (la famille du poisson rouge !). Pour les vivipares et autres killis, on attendra encore un peu.

J'ai donc commencé à peupler les poubellariums enterrés.

Dans le premier, que j'ai nommé "Poubellarium Michèle Torr" (je fais ce que je veux !!!), ont été introduits des Danios albo (les Brachydanios albolineatus), ces poissons au charme assez discret qui réside dans leurs reflets nacrés.

Au nombre de 8, ils n'auront pas le stress de la solitude, ce qui est à mes yeux très important, voire capital pour leur bien-être. Parfaitement acclimatés depuis plusieurs semaines, je les crois prêts pour passer l'été dans leur nouveau camp de vacances !
Leur poubellarium n'est pour l'instant peuplé que d'un peu de mousse de Java. J'ignore si cela permettra de cacher quelques oeufs, j'en doute quelque peu...
Ils ont trouvé dès leur arrivée des larves de moustiques à manger.
Affaire à suivre.

Dans le poubellarium suivant, baptisé "Poubellarium Mauricette" (c'est un hommage !), j'ai lâché 9 Danios kyathit (Brachydanio kyathit).

Là aussi, en bande suffisamment nombreuse, ils devraient se plaire. Ils ont été acclimatés avec les Danios albo à l'intérieur, mais sont restés assez peu colorés à mon goût. J'espère que l'été à l'extérieur leur fera du bien et qu'ils en ressortiront rutilants !
Ils ont un peu plus de chance que leurs copains, puisque leur poubellarium héberge deux pieds d'iris d'eau et un stolon de Pistia stratiotes, dont les racines encore très petites ne demandent qu'à s'allonger dans le bac.
Là encore, larves de moustique en nombre et même de nombreux oeufs de moustique qui assureront le renouvellement des vivres...

Mais ce n'est qu'un début, puisqu'il reste... 17 poubellariums enterrés !


lundi 30 avril 2012

Poubellarium à conchonius

Un coup d'oeil à la météo permet d'anticiper une très belle journée ensoleillée, mais surtout des températures très clémentes et douces pour demain matin.

L'idéal pour sortir des poissons peu frileux comme les Puntius (ou Barbus) conchonius.

La mise à l'eau s'est faite dans un poubellarium de 80 litres à 20°C, exactement la même température que leur aquarium naturel non chauffé à l'intérieur.
Les heureux élus sont au nombre de six, sans que j'aie aucune idée de la répartition des sexes.
J'ai pêché toutes les larves de moustiques que j'ai pu et je les ai mises dans leur nouveau logement, histoire que ce soit un peu la fête en arrivant !

Les Puntius conchonius ne sont pas des poissons compliqués. Ils étaient très bien acclimatés depuis des semaines, et ont pris leurs aises sans grande difficulté dans le poubellarium.

Ils ont maintenant, selon la météo, plusieurs heures chaudes devant eux, puis un matin pas trop froid suivi d'une nouvelle belle journée pour s'habituer à leur nouvel environnement. J'ai donc bon espoir qu'ils deviennent magnifiques, même si leur gloutonnerie rend toute reproduction assez hypothétique ! Ou alors, il faudra les transférer dans un poubellarium plus grand, au fond équipé de cachettes innombrables, pour avoir l'espoir que quelques alevins échappent à leurs parents.

C'est donc un nouveau pas dans une saison Poubellarium 2012 qui s'annonce vraiment superbe.

dimanche 29 avril 2012

Mes poubellariums enterrés attendent les beaux jours !

Pendant que j'y suis, puisque je ballade mon appareil photo dans le jardin, autant vous donner des nouvelles des 19 poubellariums enterrés à la force de mes petits poignets...
Je les ai mis en eau voilà maintenant plus d'un mois, et ils attendent les beaux jours en se transformant tout doucement en petits trous d'eau naturels et vivants.
Le soleil, le printemps, les poussières diverses chargées en spores et autres débris, mais aussi les insectes, font leur oeuvre.
Chacun de ces trous d'eau devient progressivement un écosystème singulier, différent de son voisin, et d'une complexité qu'il serait vain de vouloir maîtriser de façon analytique, comme nous le faisons si souvent dans nos aquariums.
Certains ont déjà reçu quelques brins de plantes, une racine d'iris, et nombreux sont ceux qui sont de véritables petits réservoirs à moustiques, qui régalent mes poissons restés à l'intérieur.

Le temps agit comme je ne pourrais pas le faire moi-même, et je lui fais confiance pour me fabriquer des petits paradis à poissons, pourvu que je sache éviter de les surpeupler. Tout sera là.

On voit sur la photo que la verdure gagne et regarnit les bordures des poubelles. J'espère que le plastique disparaîtra ainsi progressivement.

Z'avez vu ? J'ai même mis des petits bâtonnets blancs en bois pour inscrire le contenu de chaque poubellarium !

A suivre donc...

samedi 28 avril 2012

Les Tanichthys qui venaient du froid !

Mes amis, le moment est venu de vous révéler la grande victoire de l'Homme sur la Nature, ou plutôt de l'Homme sur les livres d'aquariophilie.

En effet, sous vos yeux ébahis, je vais vous décrire ce qu'il est advenu des 10 malheureux Tanichthys linni que j'ai très imprudemment exfiltrés de ma fish-room en direction d'un poubellarium fin mars.
Il faut dire qu'il faisait beau, fin mars ! Mais tout s'est gâté ensuite, comme vous le savez, dès le mois d'avril-ne-te-découvre-pas-d'un-fil lors duquel certains matins ont vu le mercure descendre pile sur le zéro, le bougre !

Je vous l'avoue, je n'en menais pas large, fou d'inquiétude, décomposé d'angoisse, bref, j'en mordillais mon doudou...

Je suis donc allé ce matin en mission de reconnaissance pour me rendre compte de l'état des troupes dans ce poste avancé de 80 litres exposé au froid mordant.

Voici déjà le quartier général des troupes :

Comme vous pouvez le constater malgré votre vue défaillante, les iris des marais ont poussé comme une verrue sur le menton de Mauricette, et les racines n'ont fait que prospérer, transformant probablement l'intérieur de ce poubellarium en jungle impénétrable.

Quelques coups d'épuisette, un peu inquiet, et hop ! Une femelle :

... avec un ventre de camionneur amateur de bière ! Ça sent les pontes de printemps, tout ça ! 

On continue avec l'épuisette, et on ramène une petite collection de mâles, tous plus colorés les uns que les autres, et en tout cas bien plus colorés que leurs copains restés à l'intérieur :



Et un quatrième, connu sous le nom de"Maurice-les-grandes-nageoires" :

Qui a dit que les Tanichthys n'avaient pas de belles couleurs ?

Bref, tout le monde est apparemment en grande forme, et a supporté semble-t-il avec plaisir les températures frisquettes de ce mois d'avril 2012, au milieu des racines aquatiques.

Le début de saison poubellarium 2012 est donc un succès.

Une petite dernière pour la route ?

Vivement les beaux jours de mai, j'ai vraiment hâte de rendre la liberté à tous les autres locataires de ma fish-room.







vendredi 27 avril 2012

Danios rerio congelés !

Comme promis, et malgré un planning chargé ces temps-ci, voici quelques nouvelles des poissons envoyés en éclaireurs pour cette saison 2012.
Je vous l'ai dit, j'ai sorti, dans les premiers jours d'avril, une sizaine de Brachydanio rerio.
Ils ont eu droit à un poubellarium standard de 80 litres, sous la forme de la traditionnelle poubelle noire bien connue des concierges de jadis, et dont voici la photo :
Comme vous pouvez le constater, les prestations du logement sont basiques, et le confort assez spartiate pour l'instant. Mais il suffira d'un peu de soleil pour que les plantes égaient un peu la copropriété.

En revanche, il y a largement de quoi manger ; des myriades de daphnies et de larves de moustique y sont déjà assez nombreuses pour que les poissons ne parviennent pas à les éradiquer.

Mais la question est sur toutes les lèvres : comment nos petits locataires ont-ils vécu les dernières semaines, très froides et parfois même glaciales, puisque ma banlieue a affiché un petit zéro degré mi-avril un matin.

Je suis donc allé à la rencontre des habitants et j'ai pu rencontrer deux belles femelles...

Voici Madame Géraldine Chougnard, locataire du premier :

Et Ernestine Boulougnou, du rez-de-chaussée :

Merci d'éviter les commentaires désobligeants sur l'embonpoint de Géraldine (la première), elle est en réalité enceinte, chargée d'oeufs jusqu'à la gueule.

Bref, cette petite visite m'a bien rassuré sur l'état de santé de mes "protégés", qui semblent, si j'en juge par leurs couleurs, se sentir dans leur poubelle comme des poissons dans l'eau.

Dans notre prochain épisode, je vous donnerai des nouvelles des Tanichthys et de leur poubellarium envahi de racines d'iris des marais.

Allez, je vous laisse, je cours me réchauffer à la maison !


samedi 21 avril 2012

Danios et Tani en poubellarium très froid !

J'ai été un peu débordé ces temps-ci, et j'ai donc laissé le blog un peu en roue libre.

Mais, suite à vos demandes, j'ai décidé de procéder à une partie de pêche pour vérifier la condition physique de mes protégés.
Il s'agit des Tani dont nous avons déjà parlé, mais aussi de Brachydanio rerio, au nombre de 6, installés dans les premiers jours d'avril, dans une autre poubelle noire de 80 litres.

Je dois donc mettre en ligne des photos du poubellarium des danios (pas très spectaculaire !), mais aussi quelques portrait des poissons pour voir comment ils ont vécu la période de froid d'avril.

J'ai bon espoir, pour avoir aperçu quelques Tani en passant, et aussi parce que ce sont des espèces pas faciles à enrhumer !

Vivement les vrais beaux jours de mai, pour sortir les autres espèces un peu plus frileuses, les reproductions commençant à envahir la fish-room.

Bon, je vous fais des photos et je reviens !

mercredi 28 mars 2012

Premiers Tanis en poubellarium

A la demande générale, voici des nouvelles de mes pionniers de la saison 2012 : j'ai nommé mes 10 Tanichthys voile introduits dimanche après-midi.

A force de patience, je parviens à les observer. Ils sont bien là, et jouent en bande, les mâles paradent entre les racines.

Voici la photo de leur petit paradis :


Il s'agit d'une poubelle plastique standard de 80 litres ayant passé l'hiver dehors sans bouger. Les iris et les massettes que l'on voit reprennent très vigoureusement et ont déjà une belle taille. La souche est flottante dans l'eau dont elle occupe une bonne partie du volume.

Les Tani évoluent parmi les racines et probablement en-dessous. L'exposition est au sud et les branches du noyer qui le surplombent n'ont pas encore de feuilles.
L'air est au petit matin à 5 ou 7°C, mais monte à 23°C l'après-midi pendant ces beaux jours. L'eau ne doit pas descendre sous les 12°C selon moi, mais ce serait à vérifier !

Attention, pour ceux qui voudraient reproduire cette expérience : je la déconseille aux débutants. J'ai l'habitude de cette méthode et l'expérience de ces poissons, que j'ai déjà maintenus dehors en plein hiver. La véritable saison ne commencera qu'en mai-juin et je qualifierais plutôt ce test d'extrême !

Par contre, je vous tiendrai au courant de l'évolution de ce poubellarium expérimental et de ses 10 petits pilotes d'essai !

mardi 27 mars 2012

Prems ! 10 Tanichthys à la baille !

Ayé les filles !

J'ai malhonnêtement profité des actuelles chaleurs tout à fait anormales pour démarrer ma saison de poubellariums avec 6 semaines d'avance.

En effet, constatant que les températures dans mes poubelles atteignaient 21°C en fin d'après midi, j'ai opté pour l'envoi d'une patrouille d'éclaireurs, sous la forme d'une escouade de 10 Tanichthys linni, prélevés sur le régiment de 20 individus dont je disposais en caserne.

C'est donc avant-hier que cette joyeuse bande de jeunes cyprinidés a rejoint une poubelle de 80 litres dans laquelle a infusé tout l'hiver une souche désormais conséquente d'iris des marais et de massettes entremêlées. Cette masse de racines et de tiges occupe plus de la moitié de la surface et plonge sur près de 30 cm de profondeur.
Mes jolis petits Tani évoluent donc au milieu d'une forêt de racines pourries et de radicelles toutes nouvelles, bourrées d'aselles et de physes. L'eau est transparente, avec quelques daphnies. J'ignore comment est le fond, qui doit probablement être jonché des restes des feuilles que le noyer lui a balancées tout l'automne.

La température tombe sans doute à 12 ou 13°C le matin actuellement, mais ils ont eu le temps de s'acclimater, puisqu'ils ont été introduits à 20°C.
D'ailleurs, je les ai revus ce soir, jouant en bande entre les racines.

J'ai évidemment choisi les Tani pour leur rusticité. Les jours à venir verront peut-être d'autres initiatives...

En attendant, et même s'il s'agit d'une simple opération de reconnaissance, la saison 2012 est formellement lancée !

dimanche 25 mars 2012

Zooplanctons-nous !

Hier matin, les températures se radoucissant nettement actuellement dans mon sous-sol et donc dans ma fish-room, mes femelles xiphos ont recommencé à pondre.

Je précise qu'elles sont séparées des mâles depuis l'automne et qu'elles ne pondaient plus, les températures étant trop basses. Elles ont donc été fécondées il y a des mois et ont attendu que les températures regrimpent au-dessus de 20°C pour reprendre leur cycle de reproduction.
Une preuve de plus que les femelles des poissons ovovivipares comme les xiphos ou les guppies conservent vraiment longtemps la semence des mâles et restent donc longtemps fécondes après séparation.

Plongées dans un récupérateur d'eau de 300 litres dans mon sous-sol et isolées dans des bouteilles de 8 litres ajourées et équipées de filets pour permettre aux alevins de s'en échapper, elles n'ont ainsi pas pu dévorer toute leur progéniture, et il est maintenant temps pour moi de nourrir les bébés !

Direction, donc, mes élevages extérieurs de plancton pour leur donner ce qu'il y a de plus frais et de plus sain : du zoo-plancton presque sauvage, mais pas récupéré dans une mare infestée de parasites et de maladies diverses ! Que du bon manger du jardin !

Voilà d'ailleurs une excellente occasion de mesurer la température des bacs extérieurs : 21°C par cette belle après-midi de fin mars incroyablement ensoleillée !

C'est donc dans un poubellarium sans poissons que j'ai pêché le biberon des gamins, sous la forme d'une fricassée de daphnies et de cyclops.


On distingue bien sur la photo les grosses daphnies, encore rares, nageant au milieu de myriades de cyclops, larves et adultes.
Ce sont des proies de taille convenable pour des xiphos nouveaux-nés, mais qui auraient été bien trop grosses pour des alevins de poissons ovipares, comme des danios et autres Barbus...

Cette alimentation est probablement la meilleure, meilleure même que les nauplies d'artémias, qui perdent leur valeur nutritive en quelques heures après l'éclosion, vivant en effet sur leurs seules réserves sans alimentation adaptée.
Là, ces petits invertébrés passent directement du poubellarium à l'estomac de mes alevins. Il y a moins de 5 minutes, ils étaient encore en train de se gaver de phytoplancton et animalcules divers et infiniment variés, boostés par le soleil. Vitamines garanties et aucune carence possible.

Bref, un bon départ dans la vie pour la bleusaille !

mercredi 14 mars 2012

Poubellarium et poissons rouges...

Comme je l'ai dit récemment, mes poubellariums accueilleront bientôt le poisson rouge de mon fils, rapatrié de chez son grand-père.
C'est un poisson rouge de couleur vermillon, âgé de bientôt 4 ans, et que ce fils d'idiot a cru malin d'appeler "Thierry Henri", allez savoir pourquoi...

Ce poisson a eu la chance, voilà deux ans, de quitter son minuscule aquarium pour un poubellarium de 200 litres semi-enterré, dans lequel il a passé deux hivers très très rigoureux ! Il y vit en compagnie, si ma mémoire est bonne, de quelques petites perches et d'un gardon.
Chaque printemps, il est plus beau à son réveil et sa couleur est de plus en plus vive.

Mais le poisson rouge aime avoir des potes, c'est un poisson plutôt grégaire, et nous avons donc prévu, dès son rapatriement dans notre jardin, de lui adjoindre deux petits copains, dont voici les Photomatons :
Je crois que le premier est un Shubunkin, mais je ne suis pas un spécialiste et je reste preneur d'une confirmation.

Pas de racisme chez les poissons rouges, et ce petit groupe bariolé devrait donc s'entendre merveilleusement bien.
Ils auront droit à un poubellarium de 300 ou 500 litres, un nénuphar, des lentilles d'eau à foison pour grignoter toute la journée, et plein de daphnies tout l'été.

Les températures actuelles sont devenues assez clémentes pour les sortir, mais j'attends un peu par prudence, ces poissons n'ayant encore jamais vu la nature de près !

mardi 13 mars 2012

Chauffe, Marcel !

Ayé !
Les températures des poubellariums commencent à monter...
Relevées hier et aujourd'hui dans une cuve de 300 litres non enterrée, elles étaient de 10°C ce matin et 18°C cet après-midi en surface.

Il fait probablement un peu plus frais au fond, mais ça commence à être déjà une bonne température pour poissons rouges !

Mais attention : autant les poissons s'adaptent très bien au froid à l'automne, autant il n'en est pas de même au printemps... Il faut vraiment attendre que les températures se stabilisent, y compris celles du petit matin.

lundi 12 mars 2012

Poubellarium 2012 : suite

Je continue, dans le plus grand secret, à préparer cette saison 2012 qui promet d'être un grand cru en termes de poubellariums.

A la liste précédente, je suis sur le point d'ajouter d'autres candidats à la poubellisation cet été.

Il s'agit de :

- Brachydanio Kyathit
Petit poisson que je ne connais pas encore, mais réputé très proche du bien connu Brachydanio rerio. Pas plus frileux et tout aussi actif en groupe. Je pense en sortir une petite dizaine, ces poissons n'étant jamais aussi bien qu'en bande, la solitude les stressant beaucoup.

- Brachydanio albolineatus
Très proche du précédent, j'en placerai également une petite dizaine dans un poubellarium qui leur sera réservé. On verra bien s'ils pondent et si quelques alevins réussissent à survivre...

- Puntius nigrofasciatus
Un superbe poisson injustement délaissé car passé de mode. Il fait partie des cyprinidés que le poubellarium permet à mon avis de redécouvrir : pas frileux pour deux sous, sociable en bande, vrai omnivore se nourrissant de tout et n'importe quoi dans la moulme du fond, pondant sans aucun problème. Les Puntius padamya et conchonnius ayant été des réussites l'an dernier, j'en attends au moins autant du nigrofasciatus ! Une bande de 6 ou 8 sera envoyée au front.

- Microrasbora galaxy
Ce petit bijou tellement à la mode depuis l'apparition des aquariums nano, pas si frileux qu'on le pense. Originaire de Birmanie, sa répartition se fait en altitude, à des températures tout à fait compatibles avec les poubellariums à mon avis. Le test sera très intéressant. Là encore, je compte sur une dizaine d'individus

- Puntius tetrazona
Le fameux Barbus de Sumatra, ou Tiger Barb pour les cow-boys ! Insupportable avec d'autres espèces, il est magnifique et adorable en bande de plusieurs congénères. Ils seront une dizaine et sortiront un peu plus tard que les copains, car un peu plus frileux selon mon expérience.

- Aplocheilus lineatus
C'est un killi de belle taille, dont le seul défaut est d'être sauteur. Il adore pondre dans les racines des plantes flottantes et il aura donc droit à de belles Pistias stratiotes qui devraient le combler. Ce sera mon premier killi en poubellarium, dans sa version Gold !

Chuis pressé, dis donc, chuis pressé !

Vivement le mois de mai !