dimanche 30 octobre 2011

Pour la réouverture du forum Poubellarium !!!

Il y a sept ans de cela, un nouveau mouvement naissait : le Poubellarium interNational Connection (PNC).

A l'époque, il s'agissait d'une simple bande de quelques illuminés (dont votre serviteur) qui pensaient que ce qu'ils constataient dans la réalité avait plus de valeur que la théorie des livres.

Tout a commencé avec la désormais célèbre Pépette, dont j'ai osé raconter l'histoire sur un forum aquariophile aujourd'hui défunt. Devant la très féroce levée de boucliers qu'a provoquée cette expérience sacrilège, nous avons décidé de créer un forum à nous, dédié à cette discipline apparemment taboue, que nous avons alors appelée : « le poubellarium ».
Ce fut le début d'une longue aventure, le forum recrutant rapidement des participants tous plus fêlés les uns que les autres (sauf moi), l'ambiance ainsi créée ressemblant chaque jour un peu plus à un Woodstock aquariophile. Je suis sûr qu'il y en avait même, tout au fond, qui fumaient des trucs, à en juger par la qualité de leurs interventions de l'époque.
Bref, un mouvement était né, qui allait changer à jamais les fondements techniques, esthétiques, éthiques voire religieux de l'aquariophilie. Je me suis même retrouvé affublé du titre de « Gourou », vous vous rendez compte, moi, si sérieux et si rationnel...


Dès les débuts, l'aventure a été internationale, puisque des intervenants de tous les continents rejoignaient le forum, du Costa Rica, du Maghreb, du Canada et autres DOM-TOM de rêve !

L'administrateur de tout ce petit monde, Calino pour ne pas le nommer, tentait désespérément de garder à sa créature un semblant de forme humaine, ce en quoi il était un peu seul, chacun étant trop occupé à dire des bêtises ou à tenter les expériences les plus folles dans son jardin, de la baignoire à la piscine gonflable en passant par un abreuvoir à vaches.

Les découvertes scientifiques se sont succédées, il faut bien le reconnaître. Notre biologiste Pepejul assumant le rôle de responsable de labo, nous avons élucidé de nombreuses énigmes, comme des algues rouges, les dépôts réduits appelés « sulfuretum », les gradients de température, les préférences de telle ou telle espèce, etc.

Mais le forum a fermé en juin dernier. Il est en travaux et Calino est parfois un peu dépassé par l'ampleur de la tâche. L'afflux de spam a abouti à la fermeture par le fournisseur d'accès, et il faut faire migrer l'ensemble désormais, en ayant préalablement vaincu ces spams.

L'objectif est un forum plus grand, plus propre, et je n'ose pas prononcer le mot : PLUS ADULTE ! Avec, pourquoi pas, une nouvelle section sur, devinez quoi : l'aquariophilie naturelle !

Mais avant cela, il faut que nous soutenions Calino dans cet effort.
Je propose donc, à la façon d'une pétition, que chacun laisse ici son commentaire dans ce but.
Un simple mot, un pseudo, un bisou, une déclaration d'amour, une fleur, une photo de vous nu sur un tabouret, bref, un petit signe pour réclamer la réouverture de notre forum bien-aimé.

Je vous demande donc de laisser ci-après, aussi nombreux que possible, un petit message de soutien.
Je soumettrai l'ensemble à l'intéressé prochainement et je pense que cela suffira à lui mettre un bon coup de pied... au fondement.

A vos commentaires, en joue... feu !


P.S. : on peut aussi voter sur le sondage ci-contre !

samedi 29 octobre 2011

Le poubellarium funèbre !

Ça y est !
J'ai fini d'enterrer le corps du facteur qui avait manqué de respect à ma femme. Celui-là, il a pas sonné deux fois !
J'ai fait ça au pied du forsythia, je trouve que ça aura de la gueule, au printemps...

Mais, me direz-vous, comment ensuite donner une touche gaie et vivante à cet endroit après avoir remis la terre ?
En voilà une bonne question !

C'est là que toute la magie du poubellarium opère, petit jardin d'eau tenant dans un mouchoir de poche, jetant une touche graphique sauvage là où on le pose.

J'ai donc voulu illustrer ce petit atelier « décoration-de-tombe-de-facteur » par une création toute personnelle et néanmoins pétillante de créativité.

Voici donc la photo de mon œuvre, que j'ai intitulée « impression facteur couché » en un discret hommage au maître incontesté des tableaux de paysages aquatiques, Claude Monnet.



Dans cette poubelle de 80 litres , j'ai placé les ingrédients suivants :
  • de l'eau (dans les... ben... 80 litres!)
  • des lentilles d'eau (une poignée et demie)
  • de l'Azolla (petite plante flottante)
  • quelques rosettes de Pistia stratiotes (pour le goût)
  • quelques touffes d'iris d'eau, de massette et autres plantes de mare


Trop tard dans la saison pour y mettre des poissons (le facteur ne passe jamais très tôt), il n'est pour l'instant peuplé que de petites bestioles issues de ma dernière commande chez Abricia Nature (aselles, daphnies variées, ostracodes, planorbes et phytoplancton) histoire d'y mettre de la vie. Je ne voulais pas que ça fasse trop mortuaire, vous comprenez ! Soyons gai...

Mais l'année prochaine, tout ça aura prospéré, l'eau sera probablement plus pure et saine que dans un aquarium filtré (cf. l'article polémique du mois !) et je pense que ce petit trou d'eau sera un vrai paradis pour un couple ou un trio de killies, petits poissons africains adorables et pas difficiles pour deux sous !

Vivement le printemps prochain !

vendredi 28 octobre 2011

Il est gros comment, ton filtre ?

A lire certaines discussions techniques sur les forums aquariophiles classiques, on en vient parfois à se croire dans une discussion de mecs qui comparent le moteur de leur voiture ou le processeur de leur ordi. Bref, ça ressemble parfois à un débat pour savoir qui fait pipi le plus loin.
Et que je te vante le débit, et moi la puissance, etc. Ce qui compte, c'est d'avoir le plus gros chiffre !

Tout ça pour quoi ?

Pour un appareil dont l'utilité dans un aquarium est extrêmement réduite en réalité.

Je suis parfaitement conscient du potentiel iconoclaste de cette affirmation, tant elle vient déstabiliser les certitudes sur lesquelles ceux-qui-savent ont assis depuis si longtemps leur existence en tant que savants...

Mais si l'on pose les bonnes questions, on arrive rapidement à conclure à l'intérêt tout relatif du filtre pour le cycle biologique de l'aquarium.

Pour faire court, le filtre de l'aquarium sert à faire passer l'eau du bac à travers des matériaux divers. Le but affiché est double :
1 – une action mécanique pour débarrasser l'eau des débris et particules qui en altèrent la transparence
2 – une action biologique pour dégrader les déchets et les rendre ainsi moins nocifs

Le premier but est généralement atteint, et il est vrai que coincer les impuretés dans le filtre rend l'eau plus claire. Pas plus propre, pas plus saine, mais plus transparente, bien plus qu'elle n'est dans la nature.

Mais le deuxième objectif mérite d'être discuté.
En effet, tout le problème du cycle biologique aquatique est l'élimination de l'azote. Celle-ci se présente soit sous forme d'ammoniac, de nitrites (très toxiques) ou de nitrates (moins toxiques). La transformation de l'azote, pour passer de l'une à l'autre forme, est le travail des bactéries, qui permettent à l'azote rejeté par les poissons et autres déchets de finir sous forme de nitrates.
Attention : cette forme-là ne bougera plus, et ne pourra disparaître de l'eau que consommée par les plantes ou les algues, et pratiquement pas autrement. Demandez aux plages bretonnes, elles le savent bien !

La tâche assignée au filtre sur ce plan est de permettre, en servant de support aux bactéries, de transformer tout l'azote en nitrates, pour en diminuer la toxicité.
Le problème, c'est que de nombreux aquariophiles (et même expérimentés) croient dur comme fer que le filtre les débarrasse des nitrates ! Alors qu'au contraire, il est censé les fabriquer...

Mais alors, me direz-vous, dans les poubellariums, les mares, les étangs et même les aquariums-sans-filtre de votre serviteur, comment l'azote se transforme-t-elle en nitrates, puisqu'aucun filtre n'est là pour le faire ?

C'est une excellente question, puisque, avec ou sans filtre, on s'aperçoit que le résultat est le même : l'ammoniac et les nitrites disparaissent toujours au profit des nitrates ! Comme par magie !
L'explication ? Probablement assez simple : comme dans la nature, les bactéries se fixent absolument partout et travaillent aussi bien fixées sur un caillou que dans un filtre dernier cri ! C'est pourquoi on ne trouve pas davantage de nitrites dans les poubellariums et aquariums naturels que dans les bacs high-tech à filtre ultra-Pentium à bi-percussion trilatérale catalysée au Cadmium ionisé 16 soupapes...
Bref, l'obsession du fameux « cycle de l'azote » serait bien un chiffon rouge agité par les marchands de filtres et de « souches bactériennes » pour nous faire craindre le pire, alors que l'azote se dégrade en nitrates aussi bien avec leur aide que sans elle !

Oui mais, me dira-t-on, comment se débarrasser de ces fameux nitrates sans filtre ? Car ils ont beau être moins nocifs, leur toxicité reste réelle !

La réponse est que le filtre est totalement sans action sur ces nitrates. Il ne les fera jamais disparaître. Le seul moyen d'éliminer les nitrates est :
  • changer l'eau régulièrement (mais l'eau du robinet en contient aussi, parfois beaucoup!)
  • les faire consommer par les plantes.
Vous l'aurez compris, je préfère la deuxième solution !
Plus vos plantes poussent, plus elles épurent l'eau du poubellarium, de l'aquarium, de la mare, etc.
C'est le principe du lagunage, de plus en plus utilisé d'ailleurs pour épurer les eaux usées de nos villes.

En réalité, c'est l'énergie de la lumière que les plantes vont utiliser pour pousser, et qui conditionnera donc la disparition des nitrates et autres polluants consommés par les plantes.

Ce qui nettoie un aquarium des nitrates, ce n'est donc pas le filtre, mais... l'éclairage !
Et il se trouve que les poubellariums reçoivent une luminosité maximale. En plein été, on peut y voir les feuilles de Cerato devenir presque « effervescentes » tant l'activité de photosynthèse leur fait produire d'oxygène.

Les racines d'une Pistia stratiotes plongées dans l'eau et écartées en ombelle sont un filtre à nitrates bien plus efficace que tout autre ! Toute plante dont les racines plongent dans l'eau font de votre poubellarium un endroit à l'eau plus pure que n'importe quel aquarium techno-addict !


Reste la seule fonction utile des filtres : éliminer les impuretés pour le confort visuel et une eau cristalline. C'est une question de goût, et tous les goûts sont respectables.
Mais cela doit être fait en connaissance de cause : cette eau cristalline n'est pas conforme à la nature et est un plaisir... artificiel !

samedi 22 octobre 2011

Réception d'un nouvel aquarium !

Salut les filles. Aujourd'hui, c'est la fête !

Calino, le désormais célèbre (mais actuellement paresseux) administrateur du forum Poubellarium, est passé me voir.
Et il m'a apporté, vous savez quoi ?

Un magnifique poubellarium en plastique véritable !

Voici la bête :


D'une capacité de 300 litres, son design contemporain fera la joie des esthètes. Les petits et les grands apprécieront la légèreté du matériau, particulièrement résistant et teinté dans la masse pour se confondre avec les pelouses les plus tendances. Véritable concentré de technologie et prouesse de l'industrie poubellistique, c'est la solution idéale pour ceux qui (comme moi), ont une bonne femme pénible "qui veut pô trop d'aquariums à la maison pasque c'est pô un dépotoir, non mais !"
Vous voyez le genre !

Reste à réfléchir au petit monde aquatique qu'il accueillera dès le printemps.

J'ai pour cela tout l'hiver, et ce sera l'occasion idéale de discuter tous ensemble (en levant le doigt, svp!), étape par étape, de la mise en route d'un poubellarium.
Nous découvrirons comment ce récipient dont je viens d'hériter va petit à petit regorger de vie, recevoir un écosystème complet, héberger tous les cycles biologiques essentiels.

La bestiole a un diamètre supérieur de 80 cm, ce qui lui octroie royalement une surface d'un demi-mètre carré. Nous verrons que le rapport entre la surface et le volume est important, puisque ce ratio est énorme dans la nature et ne peut être approché que très imparfaitement en poubellarium.
C'est en effet cette surface qui est source de vie et siège de la plupart des échanges.

Bref, remercions ce bon Calino qui, s'il n'est pas fichu de remettre en marche notre forum aquariophile préféré, n'en est pas moins un amour !

Allez, je rentre tout de même à la maison, parce que ça caille vraiment !

vendredi 21 octobre 2011

Un aquarium de 300 litres planté pour... 35 euros !

Combien d'entre nous ont abandonné l'aquariophilie, dégoûtés par la complexité, le budget exorbitant, la supériorité complexante de « ceux qui savent », et surtout les échecs à répétition ?

L'aquariophilie est un hobby, mais aussi un commerce. Et ce commerce ne vit qu'en ajoutant des besoins aux besoins, en complexifiant à l'extrême. Le but est de nous rendre entièrement dépendants à la fois des conseils des vendeurs et de la technologie présumée « indispensable ».

Nous rêvons tous d'avoir un jour un bac de 300 litres, assez grand pour voir enfin s'ébattre les poissons dont nous rêvons, dans un espace moins étriqué et plus digne de leur beauté.
Mais voilà : l'aquarium coûte dans les 300 euros (oui : ils nous font ça à 1 euro le litre, on dirait!), le filtre va chercher dans les 50 euros minimum, 20 euros le chauffage, et nous ne dirons rien de l'éclairage, de toute façon inadapté, vendu avec l'aquarium et qu'il faudrait renforcer à nos frais ! Ajoutons un sol « nutritif » lui aussi absolument « indispensable », des plantes hors de prix qui crèveront étouffées sous les algues, une pompe à air pour faire des bubulles, et les divers produits conditionneurs d'eau, véritables « Gibolin » de l'aquariophilie, dont l'utilisation est nécessaire pour que l'eau devienne... de l'eau ! Nous passerons sous silence les souches de bactéries « vivantes » qu'on nous refourguera pour que le filtre s'installe. Sans les bactéries, ça met un petit mois, avec les bactéries... à peine 30 jours !

Vous connaissez tous le proverbe : « Tout le monde croyait que c'était impossible... Vint alors quelqu'un qui ne le savait pas, et il l'a fait ! »

Eh bien, nous y sommes !

Reprenons le projet d'un bac de 300 litres dans lequel de magnifiques poissons auraient enfin la place de nager librement au milieu de plantes magnifiques.

Achetez un récupérateur d'eau de 300 litres, à 24,90 euros TTC dans certaines bonnes enseignes. Collez-y une poignée de tourbe ou de feuilles mortes. Posez dans le fond un petit pot de terreau avec un nénuphar ou une simple racine d'iris ou de massette chipée dans la mare du coin.
Remplissez d'eau du robinet à 30 centimes le mètre cube et donc 10 centimes les 300 litres. Rajoutez une dizaines de lentilles d'eau histoire d'en avoir trois millions dans un mois, et attendez le printemps en laissant tout ça macérer !

Selon la température de l'ensemble, selon que vous l'avez placé dans une véranda, un jardin, ou sur un balcon plein sud, mettez-y ensuite des poissons sympas et joueurs. Si ce sont des poissons grégaires, mettez-en plusieurs pour leur plaisir. Et n'en mettez pas trop.

Jetez un coup d’œil tous les jours, pas pour constater les dégâts, mais pour le plaisir de voir des poissons heureux !

Regardez le nénuphar pousser et fleurir, vos massettes transformer votre petit point d'eau en mare sauvage, vos iris s'épanouir.

Et dites-vous alors, en lisant un bon livre d'aquariophilie bien compliquée à côté de votre petite mare, que c'est chouette, un aquarium de 300 litres qui coûte 35 euros, plaisir compris !

lundi 17 octobre 2011

Des poissons morts... en pleine forme !

Sur cette photo, vous voyez des  Brachydanio choprae MORTS.



Oui, bien sûr, ils ont l'air bien vivant, et c'est vrai qu'ils nagent parfaitement bien, qu'ils frétillent dans l'épuisette et mangent tout ce qu'on leur donne.
Le problème c'est que, comme ils sont morts, ce sont certainement des poissons... fantômes !

Je m'explique.
Ces poissons sortent d'un mini-poubellarium, le 16 octobre.
Le matin, il faisait 0°C dans l'air.
Leur poubellarium était un simple bac de rangement en plastique noir de 30 litres, même pas plein, agrémenté de quelques brins de Cerato et d'une Pistia stratiotes  en surface, orienté plein nord, posé au sol sur ma terrasse.
Ils y ont été placés début août, puis totalement oubliés, à part deux distributions de daphnies en septembre !

Le 16 octobre en fin de journée, donc, je les ai repêchés dans une eau à... 10°C. Nul doute qu'elle était encore plus froide au petit matin, lorsque l'air était à 0°C !

Si l'on se réfère à la littérature spécialisée, ces poissons sont donc morts, puisqu'ils exigent selon les livres une température minimale de 18°C, et plutôt 24°C pour leur maintenance. Rares sont d'ailleurs les aquariophiles à se risquer à les maintenir sans chauffage dans leur aquarium !

Lorsqu'il y a 7 ans, nous avons créé le concept du poubellarium, les différents technophiles de l'époque, sur les forums spécialisés, nous expliquaient doctement que nos poissons allaient mourir.
J'avais beau leur raconter l'aventure de la Pépette, il n'en démordaient pas : ce n'était pas possible, la Pépette ne pouvait pas être en vie ! Bref, l'expérience avait beau établir une vérité, il y avait la vérité livresque, qu'il était absolument exclu de remettre en cause. Le poisson avait beau être vivant, il était donc... mort !

Ces Brachydanio choprae sont donc une insulte à la théorie, un blasphème, une transgression du tabou. Il n'est pas acceptable qu'ils soient vivants ! Salauds de poissons !



Moi, je les aime bien, mes poissons morts ! Je sens que je vais les tuer à nouveau au printemps prochain... pour leur plus grand plaisir !


dimanche 16 octobre 2011

Pour des poissons rouges heureux !

Un des plus grands scandales actuels concernant la maltraitance animale est selon moi largement ignoré.
C'est le scandale des poissons rouges.

Ils sont entre 10 et 20 millions, ce qui fait d'eux les animaux familiers les plus nombreux en France.
Mais, le plus souvent, ils vivent dans des conditions indignes, qui en font l'animal le plus maltraité, et de loin, dans notre pays.



Alors que le poisson rouge est fait pour atteindre 30 cm et vivre en groupes nombreux, on le garde bien souvent dans un petit bocal ridicule, seul ou presque. Il y vit bien rarement les 30 ans que la nature a prévus pour lui.
On pourrait presque dire que le poisson rouge est un des poissons les moins adaptés à la vie en appartement, alors que c'est le plus répandu !

Pourquoi ?

Peut-être simplement parce qu'il coûte seulement quelques centimes et que la tradition en a donc fait le lot le plus souvent offert dans les kermesses et fêtes foraines.
Cette pratique courante, il faut le savoir, est pourtant formellement interdite par la Loi. Mais les mairies laissent généralement faire, et les fêtes de fin d'année des écoles deviennent pour les enfants le plus mauvais exemple qui soit : maltraitance animale et délit pénal, avec la complicité coupable des autorités scolaires et communales.

Si chacun d'entre nous pensait juste, dès le mois de mai, à écrire à l'école de son enfant avec copie à la mairie de sa ville pour rappeler cette interdiction, il suffirait probablement de quelques années seulement pour faire cesser ce scandale absolu. Il suffirait donc d'un simple geste pour sauver des millions d'animaux d'une vie (et d'une fin) atroce qui les attend dans ces bocaux-mouroirs que nous serons bientôt un des derniers pays d'Europe à ne pas avoir interdits.



Pour en savoir un peu plus, il existe une association ici.

Alors, n'oubliez pas que le poubellarium est le meilleur compromis pour votre poisson rouge, si vous avez un jardin ou même un simple balcon.
Un peu de sable, un nénuphar, une poignée de lentilles d'eau (qu'il adore grignoter!), de l'eau, et vous rendrez à votre poisson rouge le minimum pour une vie correcte, tout en créant près de votre terrasse un petit jardin aquatique plein de vie.

Une poubelle en plastique classique coûte seulement 6 euros chez certains distributeurs et contient 80 litres. Votre poisson rouge y sera bien mieux que dans une infecte boule de 5 litres, et vous pourrez même lui offrir la compagnie d'un petit copain, voire de deux.
Bien sûr, il faudra ensuite un peu plus grand, mais vous aurez en attendant fait un geste d'humanité.

Le poisson rouge passe l'hiver sous la glace et se réveille en pleine forme, magnifique de couleurs chatoyantes le printemps venu. Veillez juste à isoler un peu les parois (ou enterrer si vous avez un jardin) pour éviter une prise en glace complète.



La cause du poisson rouge n'est pas anodine. Nous ne pouvons pas avoir une humanité à géométrie variable ; être humains, c'est l'être toujours, c'est l'être entièrement. Je ne connais personne qui puisse être humain avec son prochain tout en étant cruel avec les animaux.

Si le concept du poubellarium pouvait contribuer à cette cause-là, j'en serais heureux et fier.

Le poisson rouge de mon fils évolue depuis maintenant deux ans dans un poubellarium de 200 litres légèrement enterré, en compagnie de deux gardons et de quelques perches. Il y est bien mieux que dans l'aquarium de 20 litres où il se morfondait.

Je ne le vois plus beaucoup, mais je l'imagine heureux. Et c'est bien plus gratifiant que de le voir, misérablement condamné à une vie insupportable.

Bientôt sur ce blog, nous parlerons du poisson idéal pour remplacer le poisson rouge...

Vive le poisson rouge libre ! Vive la République ! Vive le poubellarium !




lundi 10 octobre 2011

Le fond de l'air est frais...

Il fallait bien que ça arrive !

Je vous l'avoue avec honte et tristesse : j'ai rentré les poissons.
Le temps se rafraîchit, et on nous annonce pour la fin de semaine des minimales dignes de novembre. N'ayant pas le temps de tricoter des pull-overs à mes petits protégés, j'ai pris la grave décision de les remettre dans leur aquarium... jusqu'au mois de mai prochain.
Fin de la saison Poubellarium-2011, en ce qui me concerne, donc.

Dans le poubellarium des xiphos, j'ai récupéré les 6 femelles, mais aussi... deux mâles ! L'un d'entre eux avait dû m'échapper, mais il était bien là.

A côté, dans le poubellarium des endlers, environ 3 milliards de poissons de toutes tailles ! J'exagère peut-être un peu (pas beaucoup, hein!), mais il y en avait vraiment beaucoup. A tel point que je suis sûr d'en avoir involontairement laissé quelques-uns. De nombreux alevins, des mâles chatoyants verts, bleus, rouges, et de très grosses femelles, comme c'est toujours le cas après un été passé dehors à grignoter des moucherons toute la journée !

Enfin, les Barbus du troisième poubellarium ont obtenu un sursis de quelques jours. C'est pas frileux, les Barbus, c'est pas des poissons de gonzesse !
J'ai juste mis un coup d'épuisette par curiosité, l'occasion de remonter deux magnifiques Barbus d'Odessa mâles avec leur ligne rouge vif sur fond chocolat. J'adore ces poissons, j'ignore pourquoi.
Il est vrai que j'ai un sens esthétique très particulier (vous verriez ma femme !).

Bref, tout le monde a merveilleusement bien profité d'un peu de nature sauvage, et il est donc temps de regagner les pénates vitrées.

Pour les accueillir, j'ai préparé les aquariums de ma fish-room. Comme dirait mon voisin en parlant des légumes de son jardin : « Que du naturel ! ».
Pas de filtre, des plantes à ne plus savoir où les mettre, et des bestioles comestibles à volonté en permanence.
L'hiver devrait donc passer sans trop de dépaysement, et sans acharnement technologique !

Ce sera pour nous l'occasion de parler de l'autre volet de l'aquariophilie naturelle : celle où on utilise des aquariums. Si, si, c'est possible !

On en reparle donc bientôt.

J'ai bien sûr profité de l'occasion pour tirer le portrait de deux femelles Xipho ayant coupé tout contact avec la civilisation depuis le mois de mai !


Et dire que c'était de tout petits bébés !
Faudrait pas que ça grandisse...

A bientôt au coin du feu !

samedi 1 octobre 2011

Un poubellarium en fleur



Cette fleur de nénuphar blanche vient de s'ouvrir à la surface de mon poubellarium, au fond de mon jardin.

Symbole d'un mois d'octobre exceptionnel dont profitent mes locataires du dessous.

Les autres années, je rentre mes poissons exotiques vers mi-octobre, mais après plusieurs semaines de froid et l'inquiétude au ventre !
Cette année, rien de tout ça. J'ai décidé de laisser tous mes poissons dehors, et bien m'en a pris.
Il aurait été bien dommage de remettre tout ce petit monde dans un triste aquarium, alors que mes divers poissons profitent encore à plein des températures estivales et des insectes kamikazes si délicieux à grignoter !

Difficile d'apercevoir les magnifiques xiphos noirs qui évoluent sous les feuilles de ce nénuphar, mais ils y sont ! Et en pleine forme, malgré des températures qui feraient hurler tous les puristes (ceux qui écrivent les livres qui fixent ce qu'on a le droit ou pas le droit de faire) !
12°C le matin, 27°C l'après-midi... Je vous mets au défi de trouver un livre qui recommande de tels écarts pour ces poissons, et pourtant...

En leur permettant de passer l'été cachés sous les lentilles d'eau de cette grande poubelle de 300 litres, j'ai troqué mon plaisir contre le leur. Je ne les vois plus, mais je les imagine.
300 litres pour 7 ou 8 poissons ! Qui sacrifierait un aquarium d'une telle taille à seulement 7 poissons si courants et anodins que des xiphos ?
Moi, et mon entonnoir sur la tête !

J'ignore tout du paysage aquatique dans lequel ils auront passé la belle saison. Pas de hublot dans ma poubelle ! Cohabitent-ils avec une vilaine larve de libellule, ce qui expliquerait l'absence d'alevins ? Passent-ils la journée au fond, ou juste sous les feuilles de nénuphar ? Parmi ses racines dont je ne connais d'ailleurs pas encore la taille ?... Peut-être que tout le volume est envahi, transformant l'ensemble en jungle aquatique impénétrable !

La poubelle voisine contient des endlers.
Une troisième héberge des Barbus conchonius et ticto, et les alevins se promenant en surface me prouvent que tout le monde n'a pas dû s'embêter ! Ah, les cochons !

Un grand merci à l'été indien, qui permet à mes poubellariums d'être aussi accueillants en octobre qu'en juillet !
Si quelqu'un a le numéro de téléphone de Monsieur Météo, qu'il le salue de ma part.